mercredi 5 juillet 2017

Daker Shades of Magic : coup de coeur pour ce tandem explosif !

Darker Shades of Magic T1, de V.E.Schwab



Darker Shades of Magic est paru aux éditions Lumen en juin 2017. Un petit bijou que je me suis empressée d’acheter et dont je ne suis absolument pas déçue !

Kell est le dernier des magiciens de sang, des sorciers capables de voyager d'un monde à l'autre. Des mondes, il y en a quatre, dont Londres est, à chaque fois, le cœur et l'âme. Le nôtre est gris, sans magie d'aucune sorte. Celui de Kell, rouge – on y respire le merveilleux à chaque bouffée d'air. Le troisième est blanc : là, les sortilèges se font si rares qu'on s'y tranche la gorge pour une simple incantation. Le dernier est noir, noir comme la mort qui l'a envahi quand la magie a dévoré tout ce qui s'y trouvait, obligeant les trois autres à couper tout lien avec lui.

Depuis cette contagion, il est interdit de transporter le moindre objet entre les univers. C'est malgré tout ce que Kell va prendre le risque de faire, histoire de défier la famille royale qui l'a pourtant adopté comme son fils, à commencer par le prince Rhy, son frère, pour qui il donnerait par ailleurs sa vie sans hésiter. Mais, à force de jouer avec le feu, il finit par commettre l'irréparable : il emporte jusque dans le Londres gris une pierre noire comme la nuit, qu'une jeune fille du nom de Lila décide, sur un coup de tête, de lui subtiliser. Pour elle comme pour lui – pour leurs deux mondes, à vrai dire – le compte à rebours est lancé.


Mon résumé 

Kell est un Antari, il peut créer et traverser des passages entre les différents Londres. Il est l’un des seul être au monde capable de le faire. Au service de la couronne du Londres rouge par laquelle il a été adopté, Kell transporte leurs courriers entre les Londres et se livre à quelques activités clandestines de contrebande.
Holland, l’autre Antari, est esclave du Londres blanc, asservi par les terribles jumeaux Dane contre lesquels il s’était battu pour occuper le trône.

Le Londres rouge est le seul à bénéficier encore de toute sa splendeur mais aussi le premier à avoir fermé ses portes pour endiguer la contamination laissant le soin aux autres de continuer à se battre. Mais cela a attiré bien des convoitises…

Lila, la seconde héroïne arrive dans l’histoire comme un boulet de canon. Terriblement confiante, intrépide, courageuse, elle désespère de partir à l’aventure. Voleuse, proche de la cleptomanie, elle croise le chemin de Kell et lui vole une mystérieuse pierre noire : un objet corrompu venu du Londres noir et qui donne des pouvoirs prodigieux à ceux qui la détienne...non sans conséquence ! Ils vont se lancer tout deux au péril de leur vie dans une mission suicide : ramener la pierre dans son Londres d’origine, au risque de ne plus jamais revenir…

Mon avis

Kell et Lila sont vraiment des personnages hauts en couleur que je ne suis pas prête d’oublier. Ils ont tout deux quelque chose de magique. Lui avec son œil noir et insondable, son manteau multiple (j’aimerais beaucoup savoir comment ça fonctionne!) et son indéfectible loyauté envers son frère, le prince Rhy, a de prime abord un comportement assez solitaire, presque taciturne. Sa position d’Antari inspire craint et respect ce qui lui donne une position assez marginale. Lui-même se voit comme une possession de la couronne.
Elle, avec son œil de verre, son sens de l’honneur « à la pirate » et son cynisme font d’elle un personnage extravagant et décomplexée.
Leur tandem fonctionne extrêmement bien même s’ils ignorent beaucoup de choses l’un sur l’autre et l’auteure ne verse pas dans la niaiserie ou le romantisme.

C’est aussi l’univers singulier de Victoria qui donne toute sa profondeur au roman. J’ai retrouvé un peu le côté sombre de Six of Crows à certains endroits notamment dans les Londres gris et blancs. De plus, je crois n’avoir encore jamais lu de livre se plaçant dans un tel décor : des Londres superposés comme des feuilles de papier qui n’ont de commun que le nom… L’idée est excellente et originale !

Ce premier tome est un coup de coeur ! L’auteure a su me captiver dès les premières pages avec son univers singulier, son écriture fluide et ce tandem explosif. Un roman mené tambour battant et de nombreuses questions encore en suspens. Je n’ai qu’une hâte : lire la suite !

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