mardi 15 août 2017

La rentrée littéraire approche, découvrez ma sélection !




581 livres… Pour peu je crois bien que l’on pourrait s’y noyer, heureusement de nombreux sites et critiques littéraires ont dors et déjà annoncé leurs couleurs nous aidant ainsi à nous guider parmi la masse chaotique de sorties… Je vous laisse ainsi avec ma propre sélection.

Les livres marqués d'un astérisque sont déjà dans ma bibliothèque !



16 août, Sous les serpents du ciel, Emmanuel Ruben, éditions Rivages

Un jour d’automne, au milieu du xxie siècle, dans une vieille ville anonyme, quelque part entre la mer et le désert. Les premiers pans du grand barrage qui coupe en deux les Îles du Levant se fissurent. Le jour de la chute du mur, quatre hommes prennent la parole à tour de rôle et imaginent le futur.
Mais leur passé les rattrape car tous se souviennent de la mort de Walid, un adolescent qui, vingt ans auparavant, faisait voler son cerf-volant au-dessus de la frontière lorsqu’il fut pulvérisé par un drone ou une roquette, dans des conditions mal élucidées. Qui était-il réellement ? Qui l’a tué ? Pourquoi est-il mort ?
Chacun, selon son point de vue, raconte l’histoire de ce jeune révolté. Mais la voix de Walid se mêle peu à peu à celle des quatre narrateurs, pour dire le vrai sens de sa révolte. Des voix de femmes l’accompagnent dans cette quête, chantant la tristesse et la beauté d’une terre écartelée, où les hommes n’ont jamais fait que promettre la guerre et profaner la paix.



17 août, C’est le coeur qui lâche en dernier, Margaret Atwood, éditions Robert Laffont

Stan et Charmaine ont été touchés de plein fouet par la crise économique qui consume les États-Unis. Tous deux survivent grâce aux maigres pourboires que gagne Charmaine dans un bar sordide et se voient contraints de loger dans leur voiture... Aussi, lorsqu'ils découvrent à la télévision une publicité pour une ville qui leur promet un toit au-dessus de leurs têtes, ils signent sans réfléchir : ils n'ont plus rien à perdre. À Consilience, chacun a un travail, avec la satisfaction d'oeuvrer pour la communauté, et une maison. Un mois sur deux. Le reste du temps, les habitants le passent en prison... où ils sont également logés et nourris ! Le bonheur. Mais le système veut que pendant leur absence, un autre couple s'installe chez eux avant d'être incarcéré à son tour. Et Stan tombe bientôt sur un mot qui va le rendre fou de désir pour celle qui se glisse entre ses draps quand lui n'y est pas : " Je suis affamée de toi. " Avec C'est le coeur qui lâche en dernier, Margaret Atwood nous livre un roman aussi hilarant qu'inquiétant, une implacable satire de nos vices et travers qui nous enferment dans de viles obsessions quand le monde entier est en passe de disparaître.



17 août, Par le vent pleuré, Ron Rash, éditions Seuil

Dans une petite ville paisible au cœur des Appalaches, la rivière vient de déposer sur la grève une poignée d’ossements, ayant appartenu à une jeune femme. Elle s’appelait Ligeia, et personne n’avait plus entendu parler d’elle depuis un demi-siècle. 1967 : le summer of love. Ligeia débarque de Floride avec l’insouciance et la sensualité de sa jeunesse, avide de plaisirs et de liberté. C’est l’époque des communautés hippies, du Vietnam, de la drogue, du sexe et du Grateful Dead. Deux frères, Bill et Eugene, qui vivent bien loin de ces révolutions, sous la coupe d’un grand-père tyrannique et conservateur, vont se laisser séduire par Ligeia la sirène et emporter dans le tourbillon des tentations. Le temps d’une saison, la jeune fille bouleversera de fond en comble leur relation, leur vision du monde, et scellera à jamais leur destin – avant de disparaître aussi subitement qu’elle était apparue. À son macabre retour, les deux frères vont devoir rendre des comptes au fantôme de leur passé, et à leur propre conscience, rejouant sur fond de paysages grandioses l’éternelle confrontation d’Abel et de Caïn.



23 août, Summer, Monica Sabolo, JCLattès éditions

Lors d’un pique-nique au bord du lac Léman, Summer, dix-neuf ans, disparaît. Elle laisse une dernière image : celle d’une jeune fille blonde courant dans les fougères, short en jean, longues jambes nues. Disparue dans le vent, dans les arbres, dans l’eau. Ou ailleurs ?
Vingt-cinq ans ont passé. Son frère cadet Benjamin est submergé par le souvenir. Summer surgit dans ses rêves, spectrale et gracieuse, et réveille les secrets d’une famille figée dans le silence et les apparences.



24 août, Pour te perdre un peu moins, Martin Diwo, éditions Plon. *

Lui, elle, une histoire universelle. Elle s'en va, il la rêve.
Vous avez peur ?
Oui. Peur de l’après. Peur, parce que mettre le mot fin à ce livre, c’est mettre le mot « fin » à notre histoire. Aujourd’hui, Elle existe grâce à l’écriture, mais après ? Après, Elle n’existera plus et ça, je ne sais pas si je suis capable de le supporter.
N’avez-vous pas envie qu’il soit lu ?
Vous savez quoi ? Je l’ignore. Enfin, il faudrait déjà que je le termine. Je ne sais pas si j’ai le courage d’écrire certaines choses. Celles que je vous confie par exemple. A vous, je peux les dire, mais au lecteur ? Nos conversations sont quand même très personnelles, non ? Et puis le but du livre n’est pas de déballer mes sentiments, c’est un roman, vous savez ? Enfin… un roman… en réalité c’est un double meurtre, un cri.
Et ce cri, n’est-ce pas pour être entendu que vous l’avez poussé ?
Ok je vois où vous voulez en venir. Vous pensez que j’ai écrit ce livre pour la faire revenir, c’est ça ?



24 août, Un funambule sur le sable, Gilles Marchand, éditions Aux forges de Vulcain

Stradi naît avec un violon dans le crâne. Cette anomalie rare fait la joie des médecins, et la souffrance de ses parents. D'abord condamné à rester à la maison, il peut finalement aller à l'école et découvrir que les plus grandes peines de son handicap sont l'effet de la maladresse ou de l'ignorance des adultes et des enfants. Mais, à ces souffrances, il va opposer chaque jour son optimisme invincible, hérité de son père inventeur et de sa mère professeur. Jusqu'au moment où cette fantaisie permanente de Stradi va se heurter aux nécessités de la vie adulte : avoir un travail, se tenir bien, attendre la mort dans l'ennui le plus total. Comment grandir sans se nier ? Comment s'adapter sans renoncer à soi ? Un roman empreint de réalisme magique, de plein de musique, de fantaisie, d'imagination, de lumière et d'optimisme, accompagné par la musique des Beach Boys, et brillant de mille éclats empruntés à Gary, Vian et Perec.



30 août, Ma reine, Jean-Baptiste Andréa, éditions L’iconoclaste

Shell n’est pas un enfant comme les autres. Il vit seul avec ses parents dans une station-service. Après avoir manqué mettre le feu à la garrigue, ses parents décident de le placer dans un institut. Mais Shell préfère partir faire la guerre, pour leur prouver qu’il n’est plus un enfant. Il monte le chemin en Z derrière la station. Arrivé sur le plateau derrière chez lui, la guerre n’est pas là. Seuls se déploient le silence et les odeurs de maquis. Et une fille, comme un souffle, qui apparaît devant lui. Avec elle, tout s’invente et l’impossible devient vrai.



30 août, Le coeur battant de nos mères, Brit Bennett, éditions autrement

Nadia a 17 ans et la vie durant elle. Mais quand elle perd sa mère et avorte en cachette, tout change. Elle choisit alors de quitter la communauté noire et religieuse qui l’a vue grandir. Boursière dans une grande université, Nadia fréquente l’élite. Elle a laissé derrière elle Luke, son ancien amant aux rêves brisés, et Aubrey, sa meilleure amie. Durant une décennie marquée des affres de la vie, les trajectoires des trois jeunes gens vont se croisent puis diverger, tendues à l’extrême par le poids du secret. Dans la lignée d’Elena Ferrante et de Chimamanda Ngozi Adichie, Brit Bennett donne voix à des héros en quête d’accomplissements et nous offre un roman lumineux, inoubliable.



31 août, La maison des Turner, Angela Flournoy, éditions Les Escales *

Cela fait plus de cinquante ans que la famille Turner habite Yarrow Street, rue paisible d’un quartier pauvre de Detroit. La maison a vu la naissance des treize enfants et d’une foule de petits-enfants, mais aussi la déchéance de la ville et la mort du père.
Quand Viola, la matriarche, tombe malade, les enfants Turner reviennent pour décider du sort de la maison qui n’a désormais plus aucune valeur, la crise des subprimes étant passée par là.
Garder la maison pour ne pas oublier le passé ou la vendre et aller de l’avant ? Face à ce choix, tous les Turner, de Cha-Cha, le grand frère et désormais chef de famille, à Lelah, la petite dernière, se réunissent. Et s’il fallait chercher dans les secrets et la mythologie familiale pour trouver la clef de l’avenir des Turner et de leur maison ?



06 septembre, Camarade Lune, Barabara Balzerani, éditions Cambourakis

Barbara Balzerani a été l’une des femmes à occuper un poste stratégique au sein des Brigades rouges. Dans l'enceinte de la prison haute sécurité où elle a été incarcérée pendant de nombreuses années, elle a pris le temps d'interroger son parcours, ses origines ouvrières, de réexaminer les réflexions philosophiques qui l'ont conduite à un tel engagement. Car avant d'être l'histoire d'une génération politique ou celle d'une organisation armée, Camarade lune est bien celle d'une femme que ses origines ne sauraient réduire à telle ou telle catégorisation. En ressort la colère de celle qui est née pauvre dans un monde inégalitaire, l'entêtement désespéré de celle qui ne se résout pas à être simplement une femme dans un univers dominé par les hommes, ainsi que l'espérance d'une insurrection contre l'ordre établi rendue soudain possible par le surgissement des événements de 1968.



07 septembre, Espérer le soleil, Nelly Chadour, éditions Moutons électriques

La Grande Peste Noire. Le Grand Incendie. Le Blitz orchestré par les nazis. La Bombe de Staline… Londres a survécu à tout. En 1951, isolée dans la gangue glacée de la nuit nucléaire, la cité millénaire et ses habitants tentent de vivre comme avant. Malgré les radiations, les Rôdeurs de la Nuit, et eux-mêmes.
Quand des enfants de quartiers pauvres sont enlevés par une étrange entité aux yeux incandescents, les tensions éclatent et les destins s'entrecroisent. Ainsi Vassilissa, vampire russe obligée de traquer ses semblables sous les ordres des autorités britanniques ; Satinder, jeune fille sikhe qui n'a pu empêcher la disparition de ses petits frères ; Jaime, ancien résistant espagnol désormais voué au crime organisé ou Gwen, belle héritière blessée au plus profond de sa chair et de son âme. Sous l'objectif du photographe américain Arthur Smitty se succèdent émeutes et révoltes d'une population dont le rêve impossible est de revoir le soleil une dernière fois.



13 septembre, Marche à l’étoile, Hélène Montardre, Rageot éditions *

À 150 années de distance, un jeune esclave enfui d’une plantation du Sud des États-Unis et son descendant, un Américain d’aujourd’hui, entament une traversée. Des montagnes aux vastes plaines, des marécages aux grands fleuves, Billy marche sans répit, traqué par un chasseur d’esclaves. Son but, son étoile : conquérir sa liberté. D’une petite chambre new-yorkaise aux quartiers bourgeois de Bordeaux, Jasper avance dans les pas de son ancêtre. Sa quête : comprendre qui il est.



21 septembre, L’aube sera grandiose, Anne-Laure Bondoux Gallimard jeunesse


Titiana emmène sa fille Nine, 16 ans, dans une mystérieuse cabane au bord d'un lac afin de lui révéler des secrets sur sa vie. Durant toute la nuit, cette dernière écoute, suspendue à ses lèvres, l'histoire de sa famille, ses aventures et ses péripéties parfois drôles et parfois tragiques.

Et vous, quels livres vous font envie ?

vendredi 11 août 2017

Les filles de l'orage : une intrigue bien ficelée malgré des personnages caricaturés


Les filles de l’orage, de Kim Wilkins


L’auteure australienne n’en est pas à son premier roman et déjà le second tome de l’épopée de Le Sang et l’Or paraît chez Bragelonne éditions. Pourtant, si le résumé et l’intrigue sont très intéressantes je ne peux m’empêcher de ressentir une pointe de déception… explications !

Victime d'un sortilège le roi de Thyrsland est dans le coma. Effrayée, sa femme se refuse à faire appel à l'aînée des héritiers, Bluebell, qui la terrifie au plus haut point. Au lieu de quoi, elle rappelle auprès d'elle son unique fils, ce qui n'est pas pour plaire à la future reine, qui, dès lors, la verra comme l'unique responsable de cette étrange malédiction qui frappe son père.
Ayant reçu la nouvelle, les cinq filles du roi reviennent au royaume, chacune ayant grandi dans des environnements différents avec un caractère on ne peut plus singulier...

Bluebell revient l'épée au poing, rayonnante des batailles menées et auréolée d'une réputation à faire pâlir le plus aguerri des guerriers teintée de crainte et de respect mêlé. Rose, elle, ne sait plus où donner de la tête, trahie par son propre corps face au neveu de son mari, trahie aussi, par sa fille dont les reflets roux ne sont pas encore assez visibles pour inquiéter son époux aux cheveux sombres. Arrive ensuite Ash, poursuivie par un cauchemar prémonitoire qu'elle s'efforce d'oublier, au risque de s'oublier elle-même et de passer à côté de sa fabuleuse destinée entachée de morts. Les jumelles Ivy et Willow ne pourraient être plus différentes que le jour et la nuit, la première attirée par l'idée qu'elle se fait des hommes et la seconde convertie à une religion obscure...

Réunies pour sauver leur père les cinq filles n’en ont pas moins une relation conflictuelle, bercée par les secrets, les mensonges et les petites trahisons qui peu à peu creusent des tranchées là où les liens du sang auraient dû les réunir. Lorsqu’Ash prédit la guérison de leur père des mains d’une lointaine parente, une sous-magicienne, les jeunes filles se précipitent dans cette direction… Mais toutes ne sont pas prêtes à aller jusqu’au bout de cette quête, à sacrifier l’impossible à défier l’impensable. Tour à tour leurs chemins se séparent...pour ne plus se recroiser ? Rien n’est moins sûr puisque Kim Wilkins distille dans ce premier roman de nombreux indices qui permettent d’envisager une suite plus sombre, énigmatique et prophétique.

Comme vous pouvez le constater à la lecture de cette première partie, j’ai apprécié la façon dont était mené et rythmé le roman. En passant de point de vue en point de vue, tous plus différents les uns que les autres, Kim nous invite également à voir les personnages autrement, peut-être avec plus d’indulgence. Pourtant je n’ai pas pu m’empêcher d’avoir le sentiment qu’en voulant représenter toutes les parts de la femme à travers cinq filles différentes, l’auteure les a caricaturées, les rendant bien souvent haïssables, exécrables. A part peut-être Ash, aucune n’est parvenue à trouver grâce à mes yeux… Willow est aveuglée par sa religion, Rose ne fait que pleurnicher de bout en bout et pas toujours à juste titre, Bluebell ne pense qu’à son devoir ce qui la rend aussi intransigeante qu’exaspérante et Ivy ne pense qu’aux hommes et à la richesse quitte à détruire ce qui se trouve autour d’elle pour l’obtenir… des travers exacerbés par un manque de contrepartie. Difficile d’apprécier un personnage quand on en voit que les défauts !

En dehors de cela, le premier tome avance lentement, d’ailleurs on pourrait presque dire qu’il ne se passe pas grand-chose si l’auteure n’avait pas placé tous ses pions au fur et à mesure du roman nous laissant présager une suite plus agréable à lire : prophétie, magie, morts et fratricide seront sans doute au rendez-vous !


En résumé : Si les personnages, assez détestables, ne m’ont pas du tout plu, l’intrigue reste bien menée notamment par ce jeu de point de vue et promet un second tome intéressant. 

mercredi 2 août 2017

Cet été-là, tout recommence mais rien n'est pareil


Cet été-là, de Jillian Tamaki et Mariko Tamaki



Cet été là est une bande dessinée américaine dont Mariko est la scénariste et Jillian l’illustratrice. Les deux artistes se complètent à la perfection en un sublime jeu de non-dits, explorant cette époque tendre et violente de la préadolescence.
Car oui, mes chers dreamers, je profite de mes vacances pour surfer allègrement sur la vague de souvenirs qui m’avait prise à l’issue de la lecture de Forever Young de Charlotte Orcival.

« Awago Beach, c’est cet endroit. Où l’on va chaque été, mes parents et moi.
Depuis…
...peut-être…
Toujours. »

Les étés adolescents. La fin de la routine et du bahut, le début de l’aventure, de la découverte, de l’exploration, des conversations surprises au coin d’un feu, des cris entendus un soir où les étoiles sont lumineuses, des rêves vécus les yeux grands ouverts. L’été où tout change.
Depuis des années, depuis presque « toujours » Rose et ses parents vont à Awago Beach, là « où les bières poussent sur les arbres [et où on] a le droit de dormir jusqu’à 11h » comme le dit son père. L’occasion pour elle de rejoindre son amie d’enfance, Windy, qu’elle retrouve chaque été depuis l’âge de cinq ans.

Mais cette année-là rien n’est plus pareil. Les deux jeunes filles s’interrogent : est ce que c’est normal d’avoir des seins si énormes qu’ils vous frappent le visage quand vous courrez ? Et d’ailleurs quand est ce que Rose en aura, des seins ? Est-elle condamnée comme sa mère à porter un bonnet B ? Alors que Windy pose ces questions de manière exubérante, c’est la narratrice, Rose, qui nous fait pleinement rentrer dans ces interrogations intimes. Des dissensions dues à leur un an et demi d’écart commencent doucement à se faire sentir, Windy ne devrait-elle pas se taire ? Parler moins fort ? Et Rose, elle, ne devrait-elle pas déjà avoir un petit ami ?



Au détour d’un DVD-store les deux jeunes filles font la découverte douce-amer de l’adolescence brute : un groupe de fille parle de sexe, un couple s’embrasse à pleine bouche dans un coin qu’elles cachent derrière l’image déformée d’un bonbon… Peu à peu un monde sauvage, indistinct et merveilleux s’offre à elles. Et les voilà à suivre à la manière d’un documentaire le couple Dun-Jenny entre colère et sexe, amour et révolte.

Mais dans l’histoire de Rose, les disputes de ses parents s’y mêlent, des disputes qu’elle ne comprend pas. Surtout sa mère, Alice, qui ne se baigne pas, qui ne se détend pas, qui ne rit pas. Qui semble s’être arrêtée en chemin, un jour de baignade dans l’eau d’Awago Beach où le bébé a lâché en chemin. Mais ça, Rose ne le comprend pas encore alors la rébellion s’installe : froide, insolente et provocatrice.

Ce texte se confondrait peut-être avec tous les autres si les formidables dessins de Jillian ne venait pas le sublimer et l’expliciter. Sous le travail conjugué des deux canadiennes le vent faisant bruisser les branches des arbres secs, le bruit des cailloux roulant sous les pieds, le son du sable mi-crissant mi-glissant entre les orteils, tout prend vie de manière extraordinaire, comme amplifié par cette acuité nouvelle qu’est celle de l’adolescence, de l’été aussi et de ces vacances que l’on voudrait voir éternelles et instantanées à la fois.

Ce fut un véritable plaisir à la fois pour les yeux et le coeur que de plonger dans cet été adolescent représenté par deux jeunes femmes au talent incroyable. J’ai été subjuguée par cette impressionnante alchimie qui s’opère entre le texte et l’image, l’un le reflet de l’autre et vice-et-versa, pour former une bande dessinée très agréable à lire. 


samedi 22 juillet 2017

Un roman vibrant, véritable ode à la puissance créatrice et artistique.


Les filles au lion, de Jessie Burton



Après Miniaturiste, Jessie Burton se lance dans Les filles au lion, un roman intriguant aux personnages bien dessinés et à l’énigme artistique haute en couleurs.

En 1967, Odelle, 26 ans, originaire des Caraïbes, travaille dans une boutique de chaussures avec sa meilleure amie Cynth. Cinq longues années à ramasser les bouts d’ongles coincés dans les tapis, faire essayer des chaussures aux pieds transpirants des ladies, bref, à ne rien faire de cette vie londonienne qu’elle avait pourtant rêvée, idéalisée, imaginée comme étant une promesse d’emploi, de richesse et d’opportunité. Derrière sa peau chocolat se cache un désir immense : celui de devenir écrivaine.
« Le désir bouillonnait en moi. J’en avais honte et en même temps, c’est ça qui me définissait. Je voulais faire des choses plus importantes et j’attendais depuis cinq ans. Pour le moment, j’écrivais des poèmes vengeurs sur le climat anglais et je mentais à ma mère en comparant Londres au paradis ».

Butée, Odelle continue d’envoyer des candidatures partout, même pour servir du thé dans un journal, même si elle essuie refus sur refus, jusqu’au jour où elle reçoit enfin une réponse positive. Elle sera dactylo au Skelton Art Institute. C’est là bas qu’elle rencontrera Marjorie Quick, une femme élégante au port de reine qui la révélera à elle-même autant peut-être qu’elle la laissera voir son cœur et son histoire : par petit bout, par des laisser passer, par des sourires et des regards évités. Comme on délivre un secret.
Parce que Marjorie Quick a un secret, comme toutes les femmes bien sûr, mais un secret lourd qui lui pèse sur le coeur.
Un secret que Les filles au lion, ce tableau mystérieux, chatoyant, dont les magnifiques descriptions de Jessie Burton le rendent presque vivant, va faire exploser au grand jour dans un murmure silencieux.

En 1936, en Espagne, Olive, 19 ans, aspire à peindre. Son père, marchand d’art viennois ne peut pas croire qu’une femme puisse peindre, elles ne sont pas capables d’être des artistes. Et pourtant. Pourtant certains ateliers tenus par des femmes commencent à voir le jour, pourquoi pas elle ? Mais Olive n’ose pas, elle peint et laisse ses tableaux au grenier, face cachée. C’est l’arrivée d’Isaac Robles et de sa sœur, Teresa, qui va tout changer. Parce qu’Olive a enfin trouvé un but pour ses tableaux, même si elle a besoin d’Isaac, de ses blessures et de ses rejets, même si ce qu’elle fait est dangereux, même si son père ignore que c’est elle qui peint les tableaux qu’il juge splendide et qu’il envoie à son amie de Paris.

C’est entre ces deux temps que se construira et se déconstruira l’énigme de Les Filles au Lion, entre 1936 et 1967, entre Odelle et Olive, ces deux femmes à la volonté créatrice presque inébranlable.

Pour résumer : ce roman est un véritable page-turner 
Je n’avais qu’un seul désir : remonter les fils multiples de cette histoire trépidante pour découvrir la vérité de Marjorie Quick et les secrets qu’entourent Les Filles au Lion. 
Une énigme où la peinture, l'écriture mais surtout les coeurs humains s'entremêlent pour former un roman vibrant, véritable ode à la puissance créatrice et artistique. 

dimanche 9 juillet 2017

Forever Young c'est un peu l'histoire de chacun d'entre nous


Forever Young, de Charlotte Orcival



Comme vous le savez peut-être si vous me suivez sur Facebook je suis attentivement l’arrivée imminente de Bloggers' parmi nos magazines littéraires. Mais j’en tente également l’aventure ! Sélectionnée pour la deuxième phase, je dois chroniquer le roman Forever Young de Charlotte Orcival, finaliste du speed dating Amazon en 2016.
Mais ce n’est sans doute pas le plus important. Le plus important c’est bien le livre !

Résumé :

En 1984, Anna, 13 ans, parisienne, débarque au collège de Vannes, en Bretagne. Fan inconditionnelle des Smith -et de la plupart des groupes anglais en général-, étrangement attirée par l’histoire de sa famille traversée par des polonais, des ardéchois et l’horreur de la seconde guerre mondiale, écrivaine à ses heures perdues, elle pénètre dans le monde étrange et bouleversant de l’adolescence. Elle y fera la découverte de l’amitié, du désir, des baisers au clair de lune, de l’affreuse douleur du manque et de l’abandon, des soirées où la terre entière paraît plus grande ; mais aussi de la haine et de la jalousie comme seuls des adolescents savent les ressentir, comme des coups au coeur.

Mon avis :

Forever Young. Rien qu’avec ce titre j’étais méfiante : encore une histoire d’amour belle à en crever comme seuls les personnages de romans peuvent en avoir ? Non merci.

Et pourtant.

Pourtant il y a Erwan, le protecteur, le nounours au coeur tendre, le grand frère pour qui la vie est une fête. Il y a Laure, la meilleure amie que l’on comprend d’un seul coup d’oeil, qu’on suivrait jusqu’au bout du monde mais qui cache un lourd secret. Il y a Julien, le beau Julien, lunatique et mordant, fier et cynique.
Tous ces personnages qui pourraient être d’autres personnes, d’autres souvenirs peut-être ?

Et il y a Anna bien sûr qui pourrait si facilement être moi ou vous des années auparavant avec son désir de grandir, ses irrépressibles mensonges qu’elle se sent obligée de formuler pour vivre un peu parce que « maman a de sérieux wagons de retard » et qu’elle « n’est pas dans [sa] réalité ». Ses émotions aussi, toutes exacerbées qu’elles soient, ses attentes et son désir qui s’éveille tout en découverte et sensualité.
Et au milieu de tout cela, il y a nous lecteurs et lectrices qui nous reconnaissons dans sa douleur, dans son rire, dans sa joie, dans ses premières fois qui nous ont tout autant forgés qu’elle.

Parce que Charlotte Orcival n’a pas seulement raconté une histoire, elle a raconté l’adolescence. L’adolescence qui se déploie, là, comme un journal intime dont certains mots m’ont coupé le souffle tant ils brillaient de cette intensité si forte, vive et douce à la fois qui est propre à cet âge que l’on juge « ingrat », et qui pourtant reflète à bien des égards toute la beauté de la découverte des autres mais surtout de soi.

Pour conclure :
Charlotte Orcival écrit avec une justesse inouïe et nous donne à voir un roman d’apprentissage d’une émouvante sincérité entre la candeur de l’enfance et l’hésitation de l’adulte. C’est une véritable petite perle !

Citation(s) :

« Je suis trop jeune pour entrer comme ça, dans cette cour-là. Il a raison. Mais il n’en demeure pas moins vrai que je crois que je suis amoureuse de lui. Malgré tout. En dépit de lui.
C’est drôle d’écrire cela.
Amoureuse de lui.
Amoureuse tout court.
Amoureuse.
Ça veut dire que je me sens jolie et puis très laide aussi. Grande et toute petite dedans. Mon coeur bat très vite au moment même où j’écris ces mots. Je voudrais que cela s’arrête mais que ça dure aussi.

J’ai peur, mais je crève d’être lundi. »

« Maman a de sérieux wagons de retard. Je ne lui en veux pas. Elle n’est pas dans ma réalité ».


mercredi 5 juillet 2017

Daker Shades of Magic : coup de coeur pour ce tandem explosif !

Darker Shades of Magic T1, de V.E.Schwab



Darker Shades of Magic est paru aux éditions Lumen en juin 2017. Un petit bijou que je me suis empressée d’acheter et dont je ne suis absolument pas déçue !

Kell est le dernier des magiciens de sang, des sorciers capables de voyager d'un monde à l'autre. Des mondes, il y en a quatre, dont Londres est, à chaque fois, le cœur et l'âme. Le nôtre est gris, sans magie d'aucune sorte. Celui de Kell, rouge – on y respire le merveilleux à chaque bouffée d'air. Le troisième est blanc : là, les sortilèges se font si rares qu'on s'y tranche la gorge pour une simple incantation. Le dernier est noir, noir comme la mort qui l'a envahi quand la magie a dévoré tout ce qui s'y trouvait, obligeant les trois autres à couper tout lien avec lui.

Depuis cette contagion, il est interdit de transporter le moindre objet entre les univers. C'est malgré tout ce que Kell va prendre le risque de faire, histoire de défier la famille royale qui l'a pourtant adopté comme son fils, à commencer par le prince Rhy, son frère, pour qui il donnerait par ailleurs sa vie sans hésiter. Mais, à force de jouer avec le feu, il finit par commettre l'irréparable : il emporte jusque dans le Londres gris une pierre noire comme la nuit, qu'une jeune fille du nom de Lila décide, sur un coup de tête, de lui subtiliser. Pour elle comme pour lui – pour leurs deux mondes, à vrai dire – le compte à rebours est lancé.


Mon résumé 

Kell est un Antari, il peut créer et traverser des passages entre les différents Londres. Il est l’un des seul être au monde capable de le faire. Au service de la couronne du Londres rouge par laquelle il a été adopté, Kell transporte leurs courriers entre les Londres et se livre à quelques activités clandestines de contrebande.
Holland, l’autre Antari, est esclave du Londres blanc, asservi par les terribles jumeaux Dane contre lesquels il s’était battu pour occuper le trône.

Le Londres rouge est le seul à bénéficier encore de toute sa splendeur mais aussi le premier à avoir fermé ses portes pour endiguer la contamination laissant le soin aux autres de continuer à se battre. Mais cela a attiré bien des convoitises…

Lila, la seconde héroïne arrive dans l’histoire comme un boulet de canon. Terriblement confiante, intrépide, courageuse, elle désespère de partir à l’aventure. Voleuse, proche de la cleptomanie, elle croise le chemin de Kell et lui vole une mystérieuse pierre noire : un objet corrompu venu du Londres noir et qui donne des pouvoirs prodigieux à ceux qui la détienne...non sans conséquence ! Ils vont se lancer tout deux au péril de leur vie dans une mission suicide : ramener la pierre dans son Londres d’origine, au risque de ne plus jamais revenir…

Mon avis

Kell et Lila sont vraiment des personnages hauts en couleur que je ne suis pas prête d’oublier. Ils ont tout deux quelque chose de magique. Lui avec son œil noir et insondable, son manteau multiple (j’aimerais beaucoup savoir comment ça fonctionne!) et son indéfectible loyauté envers son frère, le prince Rhy, a de prime abord un comportement assez solitaire, presque taciturne. Sa position d’Antari inspire craint et respect ce qui lui donne une position assez marginale. Lui-même se voit comme une possession de la couronne.
Elle, avec son œil de verre, son sens de l’honneur « à la pirate » et son cynisme font d’elle un personnage extravagant et décomplexée.
Leur tandem fonctionne extrêmement bien même s’ils ignorent beaucoup de choses l’un sur l’autre et l’auteure ne verse pas dans la niaiserie ou le romantisme.

C’est aussi l’univers singulier de Victoria qui donne toute sa profondeur au roman. J’ai retrouvé un peu le côté sombre de Six of Crows à certains endroits notamment dans les Londres gris et blancs. De plus, je crois n’avoir encore jamais lu de livre se plaçant dans un tel décor : des Londres superposés comme des feuilles de papier qui n’ont de commun que le nom… L’idée est excellente et originale !

Ce premier tome est un coup de coeur ! L’auteure a su me captiver dès les premières pages avec son univers singulier, son écriture fluide et ce tandem explosif. Un roman mené tambour battant et de nombreuses questions encore en suspens. Je n’ai qu’une hâte : lire la suite !

mercredi 28 juin 2017

• Book Haul d’Occaz’ •





Il y a quelques jours je suis allée faire un tour en librairie, mais pas n’importe laquelle, une librairie d’occasion ! J’ai énormément de mal à faire confiance aux sites internet pour juger de la qualité des bouquins qu’ils ont entre les mains. Pour moi « bon état », « état neuf », ou « irréprochable » ça ne veut rien dire, ce sont des expressions subjectives. Pour tout vous dire c’était cependant la première fois que je rentrais dans ce genre de librairie. Et je ne suis pas déçue !


Sous la même étoile, de Dorit Rabinyan (mars 2017)



Tout commence par le froid glacial d’un hiver à New York et tout se termine sur le sable brûlant des plages de Jaffa.
Le hasard a fait se rencontrer et s’aimer une femme et un homme qui ne se seraient jamais adressé la parole dans d’autres circonstances. La femme, c’est Liat, une Israélienne dévorée par une nostalgie profonde de Tel Aviv. L’homme c’est Hilmi, un peintre palestinien originaire de Ramallah.
A New York, espace neutre hors du temps et de la politique, Liat et Hilmi décident de s’immerger, le temps d’un hiver, dans un amour impossible. Commence alors une vie commune dont la date d’expiration se rapproche chaque jour un peu plus. Dans cet univers clos qu’ils se sont créé, Liat et Hilmi ont décidé d’ignorer les à-côtés, les différences et les fissures. Mais la réalité finit toujours par s’imposer…

Un livre que je voulais lire depuis sa sortie et que je n’avais pas encore eu l’occasion d’acheter, je suis donc plus que ravie !


Là où tombe la pluie, Catherine Chanter (août 2015)


En quittant Londres pour la campagne, Ruth et son mari Mark Ardingly pensent pouvoir reconstruire leur vie à La Source, une propriété qui les séduit instantanément.
Le rêve est de courte durée : une sécheresse hors du commun s'abat sur le monde mais épargne mystérieusement leur terre qui reste fertile et luxuriante.
Le couple doit affronter la jalousie de ses voisins agriculteurs, l'intrusion du gouvernement et surtout le fanatisme d'une secte, La Rose de Jéricho.
Ses membres s'insinuent dans la vie de Ruth et Mark, de leur fille, Angie, et de leur petit-fils, Lucien. Les relations s'enveniment entre les habitants de La Source ; la tension monte et culmine en un crime odieux.
Accusée de meurtre, Ruth est assignée à résidence. Seule dans cette enclave, elle entreprend de reconstruire le puzzle de la tragédie qui a détruit son mariage et sa famille, et se décide à affronter ses plus grandes peurs pour comprendre ce qu'il s'est vraiment passé cette nuit-là à La Source.

Attirée d’abord par la couverture j’ai été bien vite séduite par un résumé qui dénonce tension et un huit clos plutôt sympathique avec une dose d’irréalisme. Tout ce que j’aime !


La vie ne danse qu’un instant, Theresa Révay


Rome, 1936. Alice Clifford, la correspondante du New York Herald Tribune, assiste au triomphe de Mussolini après sa conquête de l’Abyssinie. Sa liaison avec Don Umberto Ludovici, un diplomate proche du pouvoir fasciste, marié et père de famille, ne l’aveugle pas. Son goût pour la liberté l’empêche de succomber aux sirènes des dictatures.
La guerre menace, les masques vont tomber. Alice découvre les conspirations qui bruissent dans les couloirs feutrés du Vatican et les rues ensanglantées de Berlin. Son attirance pour un journaliste allemand au passé trouble révèle les fêlures de son passé. Si l’aventurière ne renie jamais ses convictions de femme moderne, toute liberté a un prix. Jusqu’où ira-t-elle pour demeurer fidèle à elle-même ?

Ce roman s’est vu décerner le prix Simone Veil 2017, un dont on parle peu mais qui récompense essai comme roman ayant comme intérêt de suivre le destin d’une femme marquante, engagée ou non dans son époque. Sorti en avril, j’attends qu’il me sorte un peu de mes littératures de l’imaginaire pour m’ancrer dans la réalité avec une héroïne forte.


Ewyt ou la nuit de ma disparition, Olivier Saison



Ewyt Fauré a 11 ans. Il vit avec sa famille dans une grande demeure du Sud de la France, entouré des femmes qui prennent soin de la maison, de sa petite sœur Mathilde et de sa mère, aveugle par intermittence. Réservé, il passe une grande part de son temps dans la bibliothèque, aux côtés de son précepteur ainsi que pour élaborer des plaisanteries, dans l’esprit des carabins… Timoré, il n’a de cesse d’en apprendre davantage sur la sensibilité de la gent féminine, ce qu’il s’efforce de faire auprès des domestiques de la maison.
Par une nuit d’orage, il disparaît subitement.
Tandis qu’il est donné pour mort, sa famille quitte la France pour s’installer aux États-Unis et monter un parc d’attractions. 20 ans plus tard, sa sœur traverse l’océan pour se lancer à sa recherche, en secret. Rassemblant images et souvenirs, elle mène une enquête de terrain, déterminée à retrouver des indices liés à cette disparition à laquelle elle ne croit qu’à moitié.
Ce qui lui donne l’occasion de s’interroger sur son propre parcours, et de (re)croiser nombre de personnages hauts en couleurs. Ceci jusqu’à ce que les faits lui donnent raison, qu’Ewyt réapparaisse et qu’elle ne disparaisse à son tour…

Un roman qui promet plein de mystère et une couverture colorée et graphique qui m’a tout de suite tapé dans l’oeil. Et surtout, et ça ne gâche rien, la découverte d’une petite maison d’édition indépendante.


Intemporia, Le sceau de la reine, Claire-Lise Marguier


Les Ombres blanches l'avaient prédit. Leur annoncement était clair : une enfant viendrait au monde, tuerait le roi Arden, s'emparerait de son trône et asservirait son royaume. Cette enfant aurait dû mourir... le destin en fit une reine, la reine Yélana. Assoiffée de pouvoir, elle va assujettir le peuple par la force et bientôt s'en prendre à la paisible communauté de la Plaine.
Seul Yoran, jeune chasseur, va lui tenir tête et se lancer dans une quête dangereuse qui le changera à jamais.

A force vous me connaissez je suis tout de même aller faire un petit tour au rayon jeunesse/young adult pour dénicher quelques perles. Et c’est sur celle-ci que je suis tombée. Affaire à suivre…



Et voilà s’en est fini de mon p’tit Book Haul d’Occaz’ et j’en suis bien contente. Pour une modique somme j’ai pu trouver des romans très intéressants voire qui faisaient parti de ma wishlist ! Ayant une préférence pour le papier neuf tout juste sorti de l’imprimante je peux néanmoins dire que mon porte-monnaie, lui, était ravi de cette petite pause !