dimanche 20 novembre 2016

Bilan Week-end à 1000 #1



Bilan du week-end à 1000#1 du vendredi 11 au dimanche 13 novembre



Mon premier week-end à 1000 terminé avec brio, avec 1074 pages au compteur. Ahhhh, ça fait du bien !

Je dois dire que j’ai été momentanément déçue de l’esprit qui se dégageait du challenge au départ. Dispute sur la page, agression de la part de certaines personnes envers Lili Bouquine, j’avoue ne pas avoir réellement compris le but de ces messages intempestifs et cela a quelque peu terni l’esprit qui s’était installé depuis quelques semaines.

J’ai adoré le partage des PàL (Pile à Lire), même si mon mur Facebook était inondé de Post sur le Challenge je dois dire que c’était agréable de voir ce que les autres lisaient, de pouvoir commenter/conseiller/déconseiller/encourager la lecture de certains ouvrages. De plus cela donne quelques idées notamment Chanson Douce de Leila Slimani ou encore Songe à la Douceur de Clémentine Beauvais.
Et puis mettre de côté tout ce que l’on doit faire, mettre notre vie le temps d’un week-end entre parenthèses le temps de lire 1000 pages, était très très reposant. Ou pas. Parce que du coup on culpabilise quand même un tout petit peu.

Dans mon post précédent je vous annonçais déjà la couleur : jeunesse et steampunk au rendez-vous.
Pour en savoir plus, vous pouvez aller lire ma critique de Le ciel de nous appartient dont je ressors comblée et ravie et celle de New Victoria avec un bilan beaucoup plus mitigé.


De la tendresse, de la joie, de la naïveté, qu’attendez-vous pour revivre un petit peu de votre enfance ?



Le ciel nous appartient de Katherine Rundell





Le ciel nous appartient, publié aux éditions Les Grandes Personnes, est un roman qui traîne depuis février dans ma bibliothèque sans que je n’ose l’ouvrir : manque de temps, d’autres romans à lire, d’autres choses à faire, les excuses ne manquent pas. Je vais vous dire une chose...je ne regrette rien et en plus je valide le point 7 du défi PKJ.

Tout le monde pense de Sophie qu’elle est orpheline. La jeune Anglaise demeure cependant persuadée que sa mère n’a pas sombré avec le navire qui la laissa, à l’âge d’un an, flottant dans un étui à violoncelle au beau milieu de la Manche.
Alors, lorsque les services d’Aide à l’enfance menacent Charles Maxim, son tuteur, érudit farfelu aux méthodes d’éducation fantasques, de lui reprendre la garde de Sophie, celle-ci décide de poursuivre ses rêves et part pour Paris avec lui sur les traces de la disparue…
Une cavale menée sous le signe de l’espoir, qui conduira la fuyarde sur les toits de la ville-lumière, en compagnie du sauvage Matteo et de sa bande de danseurs du ciel.
Froussards et phobiques des hauteurs s’abstenir : mieux vaut avoir le coeur bien accroché pour pouvoir suivre ces gamins-là !

Un roman dont j’ai noté bon nombre de citations, de pensées tant elles me touchaient par leur justesse et leur douceur. Un roman que j’ai dévoré de bout en bout, le dimanche matin 10h jusqu’à 12h afin de compléter mon week-end à 1000 mais aussi de satisfaire ma curiosité. En effet, une fois ouvert, impossible de le reposer tant les personnages dépeints par Katherine Rundell vous attirent, autant par leur gentillesse et leur bonté d’âme que par l’injustice qui se dégage de leur situation.

Sophie jeune orpheline, naufragée d’un bateau qui sombre en mer, se fait recueillir par Charles, un tuteur aussi maladroit que loufoque. Les services de l’enfance, dans cette histoire complètement à côté de la plaque et insensibles, trouvent anormal qu’un homme seul, érudit de surcroît (c’est-à-dire ne connaissant rien à la bienséance, aux bonnes manières, et aux conduites de la société) puisse élever une gamine de 10 printemps. On ne peut pas dire que son éducation soit portée sur l’étiquette : pantalons au lieu de la jupe usuelle, la mangeaille directement mise sur la Bible, le crayonnage sur les murs et la propreté qui laisse somme toute à désirer. Oui, on ne peut pas dire que Charles soit le mieux placé pour le tutorat. Et pourtant se crée une formidable amitié entre ces deux personnages à la dérive. Au grès des rencontres avec Shakespeare ou bien la poésie, entrecoupées de petites sonates au violoncelle, nos deux protagonistes vont nous faire prendre conscience de la vraie valeur des choses, ce qu’on a très souvent tendance à oublier.

Mais Sophie n’est pas une orpheline comme les autres. Sa mère, elle s’en souvient, elle en est sûre :
« Les filles, s’insurgea t-elle, ne portent pas de pantalons. »
Sophie la contredit fermement «  Ma mère en portait, elle. Je le sais. Cela lui permettait de danser, quand elle jouait du violoncelle ».
- C’est impossible dit miss Eliot, entonnant son éternelle rengaine. Les femmes ne jouent pas de violoncelle, Sophie. Et vous étiez bien trop jeune pour vous en souvenir, de toute façon. Efforcez-vous d’être plus honnête, ma petite.
- Mais c’est la vérité. Son pantalon était noir, et grisâtre aux genoux. Et elle possédait des souliers noirs. Je m’en souviens.
- Vous vous imaginez des choses, ma chère. »

Sophie ne se laisse pas abattre et continue à clamer haut et fort qu’elle se souvient de sa mère aux cheveux de clair de lune. Alors, sous la menace de l’aide à l’enfance, Charles et Sophie s’enfuient pour Paris dans l’espoir de retrouver sa mère avec pour seuls maigres indices le boîtier à violoncelle dans lequel on avait retrouvé la jeune fille. Par un extraordinaire tour du destin, ils se rapprochent peu à peu de celle qu’elle sait être encore en vie mais se heurtent brusquement à une sombre histoire d’assurance, aussi, police et avocat s’effacent prudemment devant les magouilles et leur refusent leur aide.

Sophie trouvera une autre, alors inespérée, dans le ciel, sur les toits avec des enfants des rues. Ces derniers tenteront par tous les moyens de la guider vers son étoile.

Katherine Rundell nous laisse dans un flou quasi total quant à la date réel des événements si bien qu’on se concentre uniquement sur les personnages du roman et ces derniers ne nous laissent guère indifférents. Entre espoir et angoisse, rire et larmes, nous observons la petite Sophie grandir et se battre contres les préjugés et les idées reçues des adultes. Son phrasé enfantin et à la fois philosophique nous révèlent les secrets de l’enfance que l’on oublie lorsque l’on devient grand.

Le mot de la fin : Un roman court mais riche en émotions et en leçons de vie, de plus c’est une petite perle que j’ajoute à mon palmarès. En effet, un doux sourire planait constamment sur mes lèvres quand je l’ai lu : un livre plein de tendresse donc.

Des petites citations qui font chaud au coeur et qui m’ont beaucoup plu :

« Ce sont des danseurs du ciel eux aussi. Le ciel est leur maison. C’est comme ça qu’on appelle tous les enfants qui vivent dehors, mais qui ne sont pas des sans-abri. Pas ceux qui vivent dans la rue : ceux là sont simplement des enfants perdus, ils ont moins de chance. La rue, ça ne peut pas être un foyer, parce que d’autres gens l’utilisent, en permanence, et qu’un foyer, ça doit rester privé. » - Anastasia page 211

« S’ils ont de l’argent à gaspiller dans des vœux, alors ils n’ont pas autant besoin de ces vœux que moi de cet argent » - Matteo page 219

« Ils m’ont dit à moi qu’elle était morte, elle, et je ne les ai pas crus. Pourquoi l’a-t-elle cru ? Pourquoi n’a t-elle pas continué à chercher ?
- Mais, ma chérie, parce que c’est une adulte.
Sophie se dissimula derrière ses cheveux. La colère lui brûlait le visage et contractait ses traits.
- Ce n’est pas une raison.
- Si, mon amour. On enseigne aux adultes de ne jamais rien croire, à moins que ce ne soit déplaisant ou ennuyeux à mourir.
-C’est stupide dit-elle.
- Triste, mon enfant, mais pas stupide. Il est difficile de croire à des choses extraordinaires. C’est un talent que tu possèdes Sophie. Ne le perds jamais. » Charles et Sophie page 250


« Je suggère, Sophie, dit-il d’un voix bougonne, que tu n’évoques pas cet épisode auprès des services sociaux. Le lancer d’enfants à travers les toits n’est guère toléré, il me semble. » Charles page 279.


Un univers aux contours victoriens et steampunk, dont les personnages superbement dépeints vous entraînent dans un complot grandiose.



New Victoria de Lia Habel





New Victoria est une série initialement prévue de trois tomes. L’auteure n’en a écrit que deux et le troisième ne sortira probablement jamais. C’est avec cette certitude que j’ai entamé cette lecture, peut-être est-ce également pour cela que je n’ai pas pu en profiter à fond.

New Victoria est une société high tech obéissant aux codes et aux modes de l'ère victorienne, dont les frontières sont menacées par des rebelles curieusement difficiles à tuer. Bien loin des combats armés, Nora, jeune aristocrate en crinoline, a un destin tout tracé : épouser un membre de la haute société et collectionner les robes de bal. Faire honneur à la mémoire de son père, l’éminent Docteur Dearly. Rien, dans sa délicate éducation victorienne, ne l’a préparée à un violent kidnapping, ni à survivre dans le camp d’une faction rebelle. Et pourtant elle devra surmonter ses craintes et ses préjugés pour comprendre la nature du véritable danger qui menace les vivants...comme les morts.

Je tiens tout d’abord à m’attarder sur le magnifique travail que les éditions Bragelonne ont fourni sur cette édition du cuivre remarquable. Pages dorées, très fines avec un papier presque doux au toucher, des fioritures sur toutes les pages faisant un peu plus ressortir le côté mystérieux et steampunk du roman, et la couverture, en relief vert émeraude, bleu canard et doré passé, absolument splendide. Engrenages et machineries s’entremêlent pour composer un coeur brisé dont le centre est fait d’énergie pure. Rien que d’y penser j’ai les yeux qui pétillent ! C’est d’ailleurs en partie pour cela que j’ai craqué sur ce roman.
De plus, grâce à lui je remplis un peu plus mon défi PKJ de novembre avec les points : 6, 13, 15, 24, 27, vous pouvez en retrouver le détail ici.

Donc, comme je le disais, New Victoria est composé de deux tomes : 389 pages pour le premier, 401 pour le second soit un total de 790 pages ce qui m’a permis de bien avancer dans le Week-end à 1000 dont voici le bilan !

Nora est une jeune femme tout ce qu’il y a de plus normale en apparence. En vérité elle est la fille d’un scientifique de renommée internationale et éprouve une passion quasi morbide pour les films de guerre. La société à l’intérieur de laquelle elle vit est soumise aux codes victoriens mais aussi aux avancées technologiques ; aussi, robes à crinolines, bonne conduite et hologrammes se côtoient allègrement dans un monde post-apocalyptique. Échappant de justesse à une cinquantaine de monstres humanoïdes, elle se retrouve prisonnière d’autres créatures étranges, à la différence près que celles-ci semblent être capables d’éprouver des émotions, des sentiments mais aussi de les exprimer, ce que Nora peine à admettre au départ :

« C’était un monstre. Il avait l’ai d’avoir la capacité de se montrer rationnel, de réfléchir, de ressentir des émotions. Il avait prouvé qu’il pouvait ressentir de l’exaspération et de l’amusement de manière parfaitement normale […] mais c’était un monstre. » page 83

Oui parce que le plus beau, c’est que celui qui lui sauvera la vie, la séquestrera et dont finalement elle tombera amoureuse, Bram, est en fait un zombie dont la chair se décompose allègrement...ô joie de la mort !

Je ne dirais pas que j’ai adoré ce roman, je l’ai trouvé par moment très long et incroyablement cliché : le zombie et l’héroïne, le vampire et l’héroïne, le loup-garou et l’héroïne… Ce tandem, vu et revu a de quoi m’agacer mais je dois dire que dans ce roman ça l’était encore un peu plus. Mais ne nous arrêtons pas à cela !

Le style de l’écrivain, vif et teinté d’humour, par moment presque cynique rend l’histoire beaucoup plus vivante et amusante. De plus le scénario ne s’arrête pas à une banale histoire d’amour mais retrace l’histoire de la race zombie, jusqu’à replonger dans le passé de Nora et découvrir de terribles secrets. Toute l’intrigue est basée sur une enquête ouverte où l’on découvre le point de vue de chaque personnage, méchants comme gentils, ce qui rend le roman beaucoup plus palpitant et intéressant. Par la même, certains personnages secondaires comme Pamela -la meilleure amie de Nora- et Vespertine -la soi-disant ennemie de Nora- prennent une importance capitale. Leur évolution est très satisfaisante à regarder et Lia Habel arrive avec brio à nous donner quasiment tous les éléments de l’énigme tout en nous gardant quelques parts d’ombre. Ainsi, nous sommes tenus en haleine du début à la fin.

Aussi, si l’aspect romantico-zombie, style bit-lit, a pu me repousser dans un premier temps, l’écriture fluide de l’auteure, les changements de point de vue avec des personnages importants comme secondaires et l’univers somme toute assez riche, -sans parler de la couverture hors du commun qui fait très classe dans une bibliothèque-, m’ont tout de même convaincue. C’est un livre que je recommande pour les points évoqués plus haut, même si ce n’est pas de la grande littérature, et que la Fantasy comme le Steampunk, ont connu des jours meilleurs.


Le mot de la fin : un roman intéressant qui ne rivalise malheureusement pas avec ses compatriotes du genre. L’univers riche et les personnages bien ficelés peuvent toutefois vous convaincre de le lire. 

dimanche 6 novembre 2016

Un coup de coeur qui m’a complètement envoûtée, simple, mais d’une telle complexité et d’une telle profondeur à la fois !




Aristote et Dante découvrent les secrets de l’Univers, de Benjamin Alire Sáenz





Ce roman est l’un des seul traduit en français avec « La Maison de l’oubli » écrit par Benjamin Alire Saenz, et quelle plume ! Auteur mexico-américain, il est le premier écrivain à obtenir le PEN/Faulkner Award, un prix très prestigieux aux USA.

Ari, 15 ans, est un adolescent en colère, silencieux, dont le frère est en prison. Dante, lui, est un garçon expansif, qui apprend peu à peu à accepter son homosexualité naissante. Ils n’ont a priori rien en commun. Pourtant ils nouent une profonde amitié, une de ces relations qui changent la vie à jamais.
C’est donc l’un avec l’autre, et l’un pour l’autre, que les deux garçons vont partir en quête de leur identité et découvrir les secrets de l’univers.

Avant de continuer cette chronique, je tiens à préciser que cette lecture m’a permis de remporter quelques points du défiPKJ ! 2, 3, 9, 10, 11, 12, 20, 25, 26, 29 et 30.

Sur ma page Facebook je vous publiais il y a quelques jours, à peine sortie de ma lecture, mon avis sur le vif : enthousiasme, sourires et larmes étaient alors au rendez-vous. Plusieurs soirées et quelques pages de romans plus tard, l’émotion vive reste encore très présente ! Et je sais ne pas être la seule. En effet il a fait grand bruit en France et aux USA, un véritable succès amplement mérité.

Une fois commencé, vous ne pourrez plus le lâcher. Vous voilà prévenus, alors écoutez mon conseil : mettez-vous sous une couette bien douillette, allumez une bougie, posez à côté de vous cookies/thé/café, n’oubliez pas vos petits mouchoirs et préparez-vous pour une soirée bouleversante.
L’écriture sensationnelle, les personnages, leur amitié, tout vous fera plonger entre les pages du roman.

Ari et Dante ont tout les deux 15 ans. L’âge où l’on s’interroge sur le sens même de la vie, sur son but, sur l’amour, le désir, la mort, la vie, les étoiles dans le ciel et sur ce que cela ferait de danser nus sous la pluie. Chacun en dehors de son temps à sa manière, ils vont vite nouer une amitié hors du commun au grès de romans, échanges, et non-dits. Benjamin Alire Sáenz réussit à donner une profondeur inouïe à ses personnages ce que peu d’écrivains jeunesse arrivent à faire. La colère d’Ari, son incompréhension face aux silences des adultes et à leurs cauchemars, nous fait repenser sans doute à notre propre adolescence sous le regard parfois plein d’incompréhension des parents, voire même des camarades de classe. Dante apparaît alors comme le contre-poids de sa colère, douceur, naïveté et sensibilité sont les maîtres mots de ce personnage énigmatique qui apparaît comme une lumière pour Ari.
Se sauvant l’un l’autre au sens propre comme au figuré, ils se lèveront sans relâche contre les injustices, à la recherche de leur propre identité.

J’ai été touchée par leur amitié, profonde et sincère et par les réflexions, parfois philosophiques ou juste révélatrices de son mal-être, du jeune Ari, je vous en cite quelques-uns qui comptent parmi mes préférées du roman :

« je voulais fermer les yeux et me laisser engloutir par le silence »
« Je parie qu’on trouve tous les mystères de l’univers dans la main de quelqu’un »
« Dante ressemblait à un ange, j’avais envie de lui mettre mon poing dans la gueule. Je ne supportais pas ma propre cruauté. »
« J’avais l’impression d’être le garçon le plus triste de l’univers. L’été était terminé. Et c’était la fin du monde ».

Je trouve qu’elles représentent parfaitement le débat intérieur d’Ari, on retrouvera ce genre de réflexions tout le long du roman, c’est ce qui en fait sans aucun doute son charme et sa justesse.
Il est très difficile de rendre justice à ce livre par les mots et il faudrait que vous le lisiez pour comprendre avec quelle précision l’auteur arrive à traiter d’un sujet aussi complexe et profond que l’adolescence, l’instant de tous les changements et des prises de conscience.


Le mot de la fin : Un roman touchant du début à la fin, des personnages profonds et tendres, et des phrases magnifiques. De l’amour et une compréhension exceptionnelle d’un passage pourtant difficile de l’enfance. 

mardi 1 novembre 2016

1000 pages en un seul week-end, chiche ?




Le Week-end à 1000 de Novembre 2016
du vendredi 11 au dimanche 13




Le week end à 1000 est un challenge imaginé et crée par la bloggeuse et booktubeuse Lili Bouquine. Il est lancé de manière trimestriel sur un week end allant du vendredi soir 19h au dimanche, minuit. Il consiste à lire 1000 pages, ou plus, pendant ce laps de temps.

Je vous présente les deux livres que j’ai sélectionnés pour mon premier week end à 1000 !

Tout d’abord, mon dernier livre acheté qui remonte tout de même à août : New Victoria de Lia Habel. Aux éditions Bragelonne, pour la modique somme de 28€ -tout de même- j’ai pu obtenir ce roman à la couverture et au design absolument sensationnels : le bord des pages doré, l’image centrale en relief, un beau vert émeraude, du doré, un coeur mécanique… L’intégrale steampunk est entre mes mains ! *rire diabolique*



New Victoria est une société high tech obéissant aux codes et aux modes de lère victorienne, dont les frontières sont menacées par des rebelles curieusement difficiles à tuer. Bien loin des combats armés, Nora, jeune aristocrate en crinoline, a un destin tout tracé : épouser un membre de la haute société et collectionner les robes de bal. Faire honneur à la mémoire de son père, l’éminent Docteur Dearly. Rien, dans sa délicate éducation victorienne, ne l’a préparée à un violent kidnapping, ni à survivre dans le camp d’une faction rebelle. Et pourtant elle devra surmonter ses craintes et ses préjugés pour comprendre la nature du véritable danger qui menace les vivants...comme les morts.

Ça donne envie hein ? 790 pages pour celui-ci.

Pour prendre un bol d’air frais et pour valider au passage un des défis du Défi Pocket Jeunesse de Novembre, je ressors du fin fond de ma bibliothèque un roman datant de 2014 et obtenu en février 2016 : Le ciel nous appartient de Katherine Rundell. Publié aux éditions Les Grandes Personnes, il me fut offert lors de mon stage à la Librairie Voyelles aux Sables d’Olonne. Je l’ai choisi pour la pureté qui se dégage de l’image, sa grâce, sa légèreté, sa douceur.



Tout le monde pense de Sophie qu’elle est orpheline. La jeune Anglaise demeure cependant persuadée que sa mère n’a pas sombré avec le navire qui la laissa, à l’âge d’un an, flottant dans un étui à violoncelle au beau milieu de la Manche.
Alors, lorsque les services d’Aide à l’enfance menacent Charles Maxim, son tuteur, érudit farfeul aux méthodes d’éducation fantasques, de lui reprendre la garde de Sophie, celle-ci décide de poursuivre ses rêves et part pour Paris avec lui sur les traces de la disparue…
Une cavale menée sous le signe de l’espoir, qui conduira la fuyarde sur les toits de la ville-lumière, en compagnie du sauvage Matteo et de sa bande de danseurs du ciel.
Froussards et phobiques des hauteurs s’abstenir : mieux vaut avoir le coeur bien accroché pour pouvoir suivre ces gamins-là !

Un bon moment qu’il me faisait de l’oeil celui-la, j’ai vraiment hâte de le découvrir. 284 pages.
Soit un total de … ? de… ? 1073 pages !
Vous retrouverez ici à la fin du week end (11-13 novembre) les deux chroniques correspondantes.

Si vous voulez participer au Week-end à 1000 pas de problème, rendez-vous sur la page Facebook du challenge, Margaud Quartenoud ou Lili Bouquine se feront un plaisir de vous accepter dans le groupe, déjà 3359 personnes !
Sinon vous pouvez aussi bien faire votre petit marathon lecture dans votre petit coin de lecteur bien entendu.

N’hésitez pas à partager en commentaire vos petites lectures du week end à 1000 ou non, j’en serais ravie !