mardi 27 septembre 2016

Dis moi si tu souris, un roman bouleversant qui change notre façon de penser face au handicap


Dis-moi si tu souris, de Eric Lindstrom


Eric Lindstrom n’a pas beaucoup de biographie sur la toile mais vous pouvez en trouver une en anglais sur :
http://booknode.com/auteur/eric-lindstrom. Bon mon anglais n’est pas non plus exceptionnel mais je vais essayer de remettre ici les éléments qui me paraissent essentiels pour cerner le personnage (si jamais je me suis trompée n’hésitez pas à me le dire, en commentaire ici-même ou sur ma page Facebook).
En décembre 2015, Eric Lindstrom écrit son premier roman « Not If I See You Firt » qui sera traduit aux éditions Nathan en juin 2016 sous le nom « Dis-moi si tu souris ». Un deuxième roman serait déjà en préparation : « A Tragic Kind of Wonderful ». Cependant Eric Lindstrom n’a pas toujours été dans l’univers si select des écrivains du 21ème siècle il appartenait auparavant au monde du jeux vidéo… Vous n’y croyez pas ? Et pourtant ! Il fut le co-écrivain de Tomb Raider Legend et il fut nommé au prix BAFTA en 2006 pour le meilleur scénario de jeux vidéo. Un peu plus tard, il fut aussi directeur artistique de Tomb Raider Underworld.
C’est bien après, en élevant ses enfants et en devenant enseignant, qu’il redécouvrit la littérature de jeunesse et commença à écrire pour elle. Espérons que ce ne soit que le début !
« Bon j’y vois rien, mais remettez-vous : je suis pareille que vous, juste plus intelligente. D’ailleurs j’ai établi Les Règles :
- Ne me touchez pas sans me prévenir ;
- Ne me traitez pas comme si j’étais idiote ;
- Ne me parlez pas super fort (je ne suis pas sourde) ;
- Et ne cherchez JAMAIS à me duper.
Depuis la trahison de Scott, mon meilleur pote et petit ami, j’en ai même rajouté une dernière. Alors, quand il débarque à nouveau dans ma vie, tout est chamboulé. Parce que la dernière règle est claire : il n’y a AUCUNE seconde chance. La trahison est impardonnable. »

Il y a des fois dans nos lectures, de petites découvertes. Du genre autres que des coups de coeur. Comment pourrait-on les appeler...les perles ? Oui ce devrait être quelque chose comme ça. De vraies petites perles.
Parker a tout d’une adolescente normale : elle va au collège où elle a un groupe de potes, certains qu’elle connaît depuis longtemps, elle a créé des petits rituels avec Sarah, sa meilleure amie, comme toutes les filles de son âge et elle fait du sport, elle court, pour fuir ou pour aller vers l’avant mais qu’importe ? Mais c’est aussi une jeune fille dont le père est mort, deux semaines avant son quinzième anniversaire, une fille qui inscrit des étoiles jaunes à chaque fois qu’elle reste un jour de plus sans pleurer, une fille qui finira à jamais sa vie dans le noir à cause d’un accident de voiture.
Une adolescente ambiguë, donc, mais pas fragile. Dès le résumé le ton est donné, Parker est aussi catégorique que cinglante, et ouvre un nouvel horizon sur le handicap visuel, présentant une héroïne sans complexe, à la voix mordante. Le récit à la première personne nous oblige d’autant plus à incarner ce personnage haut en couleur qui ne voit pourtant que du noir. Pas à pas, nous apprenons à aimer, accorder notre confiance, et à ne pas se montrer égocentrique, même lorsque cela nous apparaît comme étant normal et « juste ».
Main dans la main avec cette héroïne nous passons du rire aux larmes, du sentiment d’emprisonnement à celui de liberté, de l’espoir à la douleur, de la haine à l’amour… Sans jamais décrocher ! Et pourtant je ne suis pas une fervente admiratrice des romans que je nomme « réalistes » et donc ancrés dans le réel. Trop vu et revu, ils me semblent toujours trop fade ou trop descriptif. Mais celui-ci m’a touchée, émue, bouleversée.
Même s’ils comportent quelques défauts. Et oui… que voulez-vous...
Je félicite tout de même l’auteur d’avoir pris pour sujet cet handicap qui n’est pas facile à travailler, ni à rendre compte dans la réalité. Malgré cela, quelques éléments nous amènent facilement à nous mettre à sa place. En effet, elle compte. Tout le temps. Pour les non handicapés on appellerait ceci des TOC (Troubles Obsessionnels du Comportement), mais pour Parker c’est une manière bien singulière d’appréhender son environnement.
«  J’atteins la clôture du fond en cent quarante-deux pas, ma moyenne habituelle » page 9 de l’épreuve non corrigée.
Ainsi nous pouvons imaginer sans peine chaque pièce, chaque lieu à travers le point de vue de la narratrice et non celui des autres. Un autre moyen pour nous de percevoir notre environnement, même si bon, je ne me suis toujours pas mise à compter mes pas pour aller jusqu’à mon arrêt de bus !
L’auteur met en exergue un autre point de vue, toujours à travers le regard de Parker : celui des autres. Comment est-elle perçue ? Comment les autres la voient-ils ? Comme une menteuse ? Une dégénérée de la vie ? Ou plutôt comme une confidente ? À l’écoute ? Une plongée dans un quotidien pas facile facile. Heureusement, elle peut compter sur de nombreuses personnes pour l’aider à faire face : ses amis bien sûr, son ex, ses ennemis, et même son professeur de sport qui l’aperçoit un jour courir sur le stade, sans aide aucune. Difficile de se faire dispenser par la suite! On y apprend alors beaucoup de choses sur le regard, mais aussi sur le sport pour les paralympiques, et oui chaque livre est une source de savoir ! (Mise en application lors des JO).
Alors pourquoi est-il classé dans les petites perles et non dans les coups de coeur ?
Et bien...et bien parce qu’il manque un peu de profondeur. Scott, l’ex meilleur ami/petit ami n’est au final évoqué que vers la moitié du roman et très peu, sans vraiment lui mettre de relief, de consistance. J’ai d’ailleurs trouvé leur relation très peu mise en avant contrairement à celle de Parker avec sa meilleure amie Sarah d’ailleurs en voici un extrait :
« … Mais elle est toujours là pour moi, et je n’en reviens tellement pas de ma chance que je me demande ce que j’ai pu faire pour le mériter. Si tu te demandes ce que c’est qu’une âme sœur, Marissa, c’est ça : Sarah est mon âme sœur. Je me dresserais face à un train pour elle, et je l’aime parce que je sais qu’elle aussi » page 273 de l’épreuve non corrigée.
Par ailleurs ce passage se prolonge sur trois pages, et cette relation fusionnelle et conflictuelle est évoquée de manière dramatique à plusieurs reprises lors du roman.
Entre elle et Scott c’est par petites touches, par ci par là, on en apprend plus sur leur passé commun mais au final je trouve que ça reste très en surface.
De plus, il est dommage que Parker perde de son mordant, j’aurais bien aimé voir ce personnage garder de sa force jusqu’à la fin même en pleurant, en hurlant, en ayant mal, j’aurais aimé la voir sortir une pique bien cynique à un moment inopportun comme au début du roman, retrouver un peu ce qui m’avait donné envie de le lire.


Le mot de la fin : une petite perle riche en humour et en larmes, de quoi passer un bon moment sur un sujet très peu abordé en Littérature.

mercredi 21 septembre 2016

La geste d'Alban tome 1 : L'enfant monstre, une épopée médiévale fantastique !


La geste d’Alban tome 1 : L’enfant-monstre de Jean-Luc Marcastel




La Geste d’Alban est la deuxième saga de Jean Luc Marcastel publiée aux éditions du Matagot. Auteur français, ayant étudié l’histoire, il a également été bercé par les histoires de Tolkien, Lovecraft et Balzac, maîtres de l’imaginaire tous à leur façon. Le premier tome de cette saga se situe 300 ans avant celle de Louis le Galoup.
C’est le premier roman que je lis de cet auteur (mais non le dernier) et je ne peux donc pas établir de comparaison. De même, Marcastel a une écriture très particulière empruntée de l’époque médiévale, sans doute, avec certains mots tels que « estranger », « la geste », ou quelques poèmes prononcés par le barde Aymeric, traduits heureusement.
Dès le résumé, le ton est donné, je vous laisse le découvrir :

« Les maljours s’achèvent, un soleil timide caresse les terres d’Oc blessées par le cataclysme. Les hommes luttent contre les Malebestes dans un combat sans merci. C’est en cet âge sombre que naît Alban, un enfant difforme, touché par le souffle maudit de la Brèche du Diable. Rejeté par les siens, il va, toujours masqué, pour dissimuler son visage aux autres hommes. Son nom restera pourtant, dans tous les coeurs, synonyme de courage et de vaillance. Dans son périple émaillé d’épreuves, il rencontrera l’amitié, l’amour, et marquera le monde au sceau de sa grandeur.
Viens à moi la nuit ! Et vous les flammes, laissez-vous dompter… Aidez moi à conter… La geste d’Alban »

Dès le début du roman Jean-Luc Marcastel prend l’image d’un conteur qui aurait vu et vécu beaucoup de choses et c’est à travers son regard que l’on découvre alors Alban, personnage atypique aux allures de loup. Avant de vous parler de l’histoire, des personnages, de narration etc, laissez moi vous parler de l’écriture.
Elle peut tout d’abord vous rebuter. Ce n’est pas quelque chose qu’on lit tous les jours, il faut prendre le rythme, s’adapter, pour enfin laisser couler les mots à l’intérieur. Parce que ce n’est pas un simple roman, ni un simple récit, c’est un conte. Un conte merveilleux où magie, courage, et monstres s’entremêlent pour former une épopée héroïque semée d’embûches. Au fur et à mesure vous vous ferez à cette narration particulière, à ce phrasé légèrement ampoulé qui vous fera penser aux veillées près du feu.

Prenez vos marshmallows chers amis et plongez avec moi dans cette histoire !

Alban, alors qu’il était encore dans le ventre de sa mère, se fait toucher par la Brèche, cette entité qui transforme toute créature en monstre difforme et qui semble plus mystique que réelle : on ne la voit pas, mais on la sent, dans l’air, dans l’humeur des gens, dans le comportement des bêtes, dans l’évolution de la nature. Elle est là, présente à chaque instant, et elle pèse lourd sur notre jeune héros.

Alors qu’il sort du ventre de sa mère, celle-ci meurt des suites de l’accouchement en faisant toutefois promettre à son mari de le garder et de ne pas le tuer comme l’auraient pourtant exigé les bonnes mœurs. Parce qu’Alban était particulier, il était laid, inhumain, avec des yeux jaunes, traversés en leur centre d’une fente toute féline qui lui permet de voir extrêmement bien dans l’obscurité. Et son bras, difforme, tout en muscle, et en chair mais sans rien de comparable avec un bras humain. Bref, un enfant de la Brèche, un monstre, un rejeton du Diable. Poursuivi par cette étiquette collée à son dos il vivra moult angoisses et trahisons qui le pousseront à se cacher des autres. Et son masque de cuir, que son père lui ordonna de porter dès qu’il apprit à parler, ne lui servait pas tant à préserver les autres de sa vue, mais à se cacher lui-même, tout entier, du reste du monde.

Parce qu’Alban n’était pas un fils de manant, qu’une quelconque famille paysanne aurait rejeté pour éviter une bouche de plus à nourrir, qui plus est difforme. Non c’était un fils de Seigneur, l’héritier légitime d’un fief, premier né de Garmon. Mais qui voudrait d’un seigneur tel que lui ? Personne. Et ça, sa belle-mère l’aura bien compris.
Et oui, la belle-mère maléfique, fausse, manipulatrice, on en connaît dans bon nombre de contes ! Prénommée Jacint, elle donna un fils, Eric, à Garmon et devint Dame du fief. Avec des vues démesurées pour le destin de son fils elle n’hésitera pas à faire tout ce qui est en son pouvoir pour écarter son beau-fils du trône qui lui revient.

Notre jeune héros fera toutefois ses preuves au combat, faisant preuve d’un courage que personne n’aurait pu égaler, il combattit aux côtés de son père une Malebeste afin de protéger son fief. Au cours de cette bataille il rencontrera un homme qui lui montrera que ses capacités, et sa nature même pouvaient être utiles, autant à lui qu’au monde entier, il lui présentera des chemins différents, mais surtout le regard bienveillant dont il avait tant besoin.

Affrontant des ennemis dont il ignorait l’étendue de leur couardise et de leur ignominie, il devra trouver sa place dans un monde qui ne veut pas de lui, pire, qui l’aménerait bien au bûcher s’il en avait l’occasion. Il devra également apprendre à faire confiance aux autres comme il fait confiance à son loup, Lop, fidèle compagnon et ami de fortune. Sous la plume de Marcastel on découvre des personnages hauts en couleur, charmants ou intrigants, qui nous invitent un peu plus à rentrer dans la légende d’Alban et à accompagner ce personnage aussi sensible que revêche.

L’Histoire n’a qu’à bien se tenir, Alban a une revanche à prendre sur la vie, et aidé d’une compagnie de nomades, il compte bien la prendre !

Je salue également le jeu de l’auteur au début du roman qui nous amène à un moment de la vie d’Alban, en pleine pagaille, dans la neige, le froid et le sang et qui finalement nous dit s’être trompé de point de commencement pour nous ramener quelques années en arrière. Belle entrée en matière qui nous donne bien envie de lire la suite !

Les nombreux points positifs de ce roman sont ; bien évidemment la langue que l’on ne croise pas tous les jours et qui participe à rendre ce roman unique, le personnage principal qui nous apprend à pardonner même aux monstres, à apprécier les différences, et à faire preuve de courage face à l’adversité, et l’univers fantastique médiévale qui reste pour le moment simple mais efficace dans cette première lecture.

Le mot de la fin :

Une épopée médiévale, accompagnée d’un héros fort sympathique. Ne passez pas à côté de ce roman atypique !


mardi 13 septembre 2016

Seasons after fall : la plus belle des poésie dans un tableau vivant



Seasons after fall : LE jeu des développeurs Swing Swing Submarine


Seasons after fall est enfin sorti ce 2 septembre 2016 pour enchanter petits et grands. Développé par Swing Swing Submarine, un studio montpelliérain (Block That Matters, Tetrobot and Co), il avait enfin trouvé un éditeur (Focus Home Interactive) en 2015 après de longs moments d’incertitude et de problèmes financiers. Après l’avoir commencé, je vous propose un compte-rendu de mes premières observations.

Un jeu intelligent, innocent, charmant, à la bande sonore sensationnelle, impossible… ? Et pourtant!

Des graphismes qui laissent rêveurs
Ce jeu vidéo était depuis un moment en préparation dans les studios mais a connu, comme je le disais, des moments difficiles. Cependant on peut dire que le résultat est à la hauteur de nos espérances et de leurs efforts. Dans la même veine que Okami, Ori and the blind forest, ou encore Child of Light, il se place dans la catégorie des jeux vidéos contemplatifs, c’est-à-dire un jeu dans lequel l’équipe design/graphisme n’a pas chômé !
En effet on peut remarquer que chaque trait a été fait à la main, ce qui donne un caractère plus poétique et irréaliste au jeu comme vous pouvez le voir sur cette image du renard ci-dessous. Vous pourrez y voir un aspect plus artistique que d’ordinaire puisque les décors n’ont pas cet aspect digital et synthétique que possèdent la plupart des jeux à l’heure actuelle. L’univers est rempli d’une myriade de petits détails, créatures, et autres, qu’il vous faudra apprendre à repérer : des lucioles qui peuvent former des chaînes, des crabes-carapaces qui se métamorphosent en champignons…je n’en dis pas plus et vous laisse découvrir ces petites particularités.

À la conquête des saisons
Dans cette histoire vous incarnez une graine, esprit vivant de la nature, qui prend elle-même possession d’un renard roux que l’on peut apercevoir sur les images. Guidé par la voix off d’Adeline Chetail, la voix française d’Ellie dans Last of Us, vous partez à la conquête des graines des saisons détenues par les Gardiens. À l’heure actuelle, j’ai réussi à récupérer toutes les graines ce qui me permet l’utilisation du pouvoir des quatre saisons et la possibilité d'en changer en tout instant, d’un seul coup de souris. Sachez aussi qu’il est possible d’y jouer grâce à une manette ce qui permet une meilleure fluidité et une précision accrue, que vous n’avez pas avec la solution clavier+souris.
Vous êtes bien loin des courses poursuites, attaques magiques et autres sanglants combats qui composent la majorité des scénarios de jeux d'aujourd’hui. Il vous faudra faire preuve de ruse, d’intelligence et d’ingéniosité, bref, incarner votre renard jusqu’au bout des pattes.

Rusé comme un renard
Le jeu est conçu en 2D et se rapproche des jeux de plateformes. Afin de passer d’un endroit à un autre, et de maîtriser votre univers, vous apprendrez tout d’abord à utiliser les sauts et jappements du petit renard. Cela vous permettra notamment d’interagir avec différentes créatures de votre environnement. Au fur et à mesure de l’aventure, après l’acquisition des quatre graines de saisons (printemps, été, automne, hiver), votre degré d’ingéniosité sera poussé à son maximum, puisque l’enchaînement de certaines plateformes devra se faire avec de plus en plus de réflexion, demandant parfois d’alterner plusieurs pouvoirs dans un ordre précis. De véritables énigmes !
À chaque saison son ambiance, et son univers, avec en fond sonore les cordes de Yann van der Cuyssen, le musicien des studios. Cette musique particulière vous fera sans doute penser à certains soundtrack des animés japonais tels que Bird’s Poem dans Air, Lilium dans Elfen Lied ou encore quelques morceaux de la talentueuse Lindsey Stirling.
Pour revenir à l’ambiance générale du jeu sans rentrer dans les détails, sachez que l’automne est venteux lui permettant de soulever les branches et d’ouvrir les champignons. L’hiver gèle lac et jets d’eau alors que le printemps leur permet au contraire de reprendre vie et même de faire quelques petites crues nécessaires quand il n’est pas occupé à faire pousser des arbres. La dernière saison, l’été, est davantage propice aux déploiements des branches.

Cours, cours, petit renard, mais ne te perds point !
Si ce jeu est magnifique et qu’on passe à côté de plein de choses bizarres sans s’en rendre compte, comme le fait qu’une plante carnivore mange de l’eau, ou encore que des plumes nous servent de tapis magique, la carte semble être énorme.
Composée pourtant de quatre mondes uniques qui rejoignent tous le sanctuaire (le centre de la carte et le point de départ du jeu), et qu’il s’agisse d’un jeu en 2D, on trouve quand même le moyen de se perdre ! En effet il nous faut dépenser tellement de ruse pour passer d’un passage à un autre, qu’on est capable de repasser devant sans même le voir. De plus, à chaque saison son ambiance, ce qui n’aide pas du tout à reconnaître où l’on est déjà passé puisque chaque lieu se pare des différentes couleurs et effets des saisons. C’est la principale critique faite au jeu vidéo de la part des joueurs.
Bon et il y a également un petit problème graphique -il faut le dire quand même- qui ne m’est arrivé qu’une seule fois en effectuant 20 % de la progression. Lors d'un des nombreux atterrissages du petit renard, il ne s'est pas arrêté à la terre ferme mais à continuer sa course dans le sol ! Et voilà votre petit renard tombe en chute libre dans un monde noir plein d'étoiles, une nuit sans fin quoi.  Afin de ne pas vous raconter de bêtises, en fouillant sur la toile, j’ai découvert que ce bug avait été également retenu par un joueur qui ne l’avait également eu qu’une seule fois alors qu’il avait quant à lui fini le jeu (kocobe, sur l’article Test Seasons after fall, Allées et déconvenues). En clair, ayez le bug une fois et oubliez-le.
De plus certaines choses qui doivent être utilisées pour la poursuite de la quête se fondent dans le décor, certains y auront vu un défaut (notamment Kocobe), j’y vois plutôt une qualité. Vous serez encore une fois obligés de faire attention au monde qui vous entoure et à ses petites créatures. Et oui, vous pensiez que ça serez facile ?

Coup de coeur ?
Of course ! Comment ne pas tomber sous le charme de Seasons after fall ? Pour vous donner une idée de ce que j’ai vraiment adoré dans ce jeu je vais noter sur 10 chaque élément le composant :
La maniabilité : n’ayant pas testé avec la manette je me base uniquement sur mes impressions pour la solution clavier+souris, et je donne une note de 5/10 pour le manque de fluidité (qui pourrait être paré par l'utilisation d'une manette). 
Les graphismes : 10/10 à 100 000 % sûre !
L’ambiance/la musique : 10/10 aussi, Yann est un artiste que je ne connaissais pas et que je suis heureuse d’avoir pu le découvrir dans ce jeu.
Les effets spéciaux : 9,5/10. Lorsqu’un décor change d’un endroit à un autre ils ont vraiment pensé à tout, rien n’est laissé au hasard. Par contre, (à moins que ça ne soit mon écran) je trouve qu’on ne voit pas assez bien les différents sigles représentant les saisons lorsque le renard entre en phase avec elles et qu’on peut les sélectionner.
La voix off :  C’est Ellie dans Last of us, Kiki, Le vent se lève comment ne pas mettre une note positive ? 8/10 cependant, parce que je n’ai pas toujours compris son utilité et que je ne la trouve pas assez exploitée en terme d’aide ou de guide.
Les énigmes : très bien réalisées, elles demandent beaucoup de réflexions, comme je le disais, ce qui évite de rendre le jeu monotone, pourtant on assiste quelques fois à des redit, sans doute inévitables, 8/10.
Le scénario : 9/10 Les idées sont là, tout y est, l’univers aurait été plus grand, avec une carte, cela aurait donné une plus grande impression de liberté.
Total : ce jeu récolte donc une note de 8,5/10.


C’est donc un jeu que je recommande avec plaisir à tous les amateurs de graphismes, images animées, jeux de plateforme et de réflexion, à ceux qui aiment les énigmes, la douceur, ceux qui veulent rêver. C’est pour moi un véritable coup de coeur, et j’espère que ça le sera pour vous.

N’hésitez pas, foncez ! Il est téléchargeable sur Steam.




lundi 12 septembre 2016

À la croisée des Mondes : billet sur le dernier tome et bilan de cette trilogie coup de coeur



À la Croisée des Mondes tome 3 : Le miroir d’ambre de Philip Pullman




Voici la troisième chronique ou le « petit billet » comme je vais l’appeler du dernier tome. Vous pouvez retrouver les deux premières chroniques ici :
http://lesdreamdreamdunebouquineuse.blogspot.fr/2016/09/les-royaumes-du-nord-de-philip-pullman.html
et ici :
http://lesdreamdreamdunebouquineuse.blogspot.fr/2016/09/la-tour-des-anges-de-philip-pullman-la.html
Comme je vous le disais sur un message posté sur la page Facebook du blog, j’ai décidé de ne faire qu’un billet très court sur le troisième ouvrage de la trilogie pour éviter trop de répétitions inutiles entre les trois chroniques. J’espère que vous en apprécierez tout de même la lecture et un bilan final sera fait à la fin. 

Séparée de son compagnon Will, la jeune Lyra est retenue prisonnière par sa mère, l'ambitieuse et impitoyable Mme Coulter qui, pour mieux s'assurer de sa docilité, l'a plongée dans un sommeil artificiel. Parti à sa recherche escorté de deux anges, Balthamos et Baruch, Will parvient finalement, au prix d'un terrible sacrifice, à délivrer Lyra. Pour aussitôt repartir à l'aventure. Car, tandis que Lord Asriel se prépare à l'ultime bataille qui décidera du sort des mondes, les deux adolescents doivent s'engager dans la plus périlleuse des missions: un voyage dans une contrée d'où nulle âme n'est jamais revenue, le royaume des morts...

Pour resituer le livre sachez qu’à la fin du tome 2 une bataille titanesque se préparait : l’Autorité, ordre représenté par l’Église VS Lors Asriel qui réunissait ses armées. Toutes les pièces sont en place...enfin pas tout à fait. Si vous vous souvenez bien à la fin du second tome Will et Lyra sont séparés durant une bataille, et Lyra se retrouve aux mains de Mme Coulter, sa mère.
Endormie, à cause d’une drogue, Lyra rêve de son ami d’enfance Roger, qu’elle a « envoyé » à la mort, entre les mains de son père, Lord Asriel qui avait besoin d’un sacrifice pour créer un pont entre les deux mondes. Ces chapitres-rêves sont coupés, souvent en plein milieu d’une phrase, pour laisser place aux chapitres avec Will, le docteur Malone, Lord Asriel ou encore le point de vue d’autres personnages secondaires. Ensuite après ce petit interlude le rêve reprend plus loin. C’est un procédé que j’ai trouvé assez intéressant, un peu comme pour marquer un montage alterné au cinéma (montrer deux scènes qui se déroulent au même moment en des lieux différents). Par contre dès que le chapitre intermédiaire était trop long, il était très difficile de se remémorer le début de la phrase. J’ai souvent dû retourner en arrière pour reprendre ma lecture.
On ne comprend toujours pas très bien le personnage de Mme Coulter et encore moins celui de Lord Asriel, surtout dans leur comportement envers leur fille. L’aiment-ils réellement? Leur destin héroïque pourrait en tout cas en surprendre plus d’un.
Si j’ai adoré découvrir le monde des Mulefas (ces petits créatures bizarres avec une trompe et qui se déplacent sur des cosses) et leur coutume, certains pourront trouver toutefois que le roman s’éternise sur certains détails sans « réelles » importances : les descriptions de paysage à n’en plus finir, et finalement ces coutumes qui ne sont pas nécessaires au récit mais qui l’enrichissent. C’est dans ce dernier roman que nos questions trouvent leur réponse ce qui ne peut que le rendre attractif et intéressant. Il est toutefois peut-être un peu plus morbide et on s’enfonce encore dans la théologie ce qui ne rend pas la lecture des plus aisée tout comme pour le tome 2. Là où j’aurais aimé au final plus de descriptions c’est dans le royaume des morts que je trouve un peu pâle finalement en comparaison avec ce que Pullman décrit dans d’autres chapitres.
A la toute fin, la note heureuse et emplie d’amour détonne complètement avec ce à quoi on s’attendait, et certains pourraient même trouver ces chapitres un peu fleur-bleue voire carrément romantique (je n’irais pas jusqu’à l’érotisme!). Toutefois si le premier tome pouvait se lire dès 10 ans, les deux derniers sont davantage écrits pour des personnes de 13/14 ans tant la complexité des personnages, de l’environnement, et de l’univers est poussée.

Le bilan : Une trilogie fantastique absolument hors du commun, peu importe les mécontents même eux s’alignent sur un point : l’originalité de l’univers de Pullman. L’auteur a au moins le mérite d’avoir créer des univers parallèles chacun avec leurs règles de manière la plus cohérente possible. Les personnages de Lyra et de Will sont poussés dans leur retranchement et ont chacun un caractère bien trempé qui rend leurs aventures d’autant plus intéressantes. A tous les fanas de fantastique, surtout ne passez pas à côté de ça ! Avec un petit mais cependant. J’ai trouvé que les personnages secondaires n’étaient pas assez exploités. Avec des descriptions moins longues et un approfondissement de la psychologie des personnages (mais surtout une cohérence!) le roman aurait été d’autant plus accrocheur. De plus, cette théologie est trop présente, ce qui rend à la fois le livre difficile à comprendre mais provoque également une espèce d’indigestion dans le dernier tome si vous voyez ce que je veux dire.

Par contre la fin est surprenante, décalée, et déchirante. Ne vous arrêtez pas si vous avez commencé, surtout, FINISSEZ ! Elle reste un de mes coups de coeur.


vendredi 9 septembre 2016

La Tour des Anges de Philip Pullman, la seconde chronique pour cette trilogie fantastique !


À la Croisée des Mondes tome 2 : La Tour des Anges de Philip Pullman


Et voici la deuxième chronique sur quatre pour notre cher Philip Pullman. Pour ceux qui n’aurait pas lu la première sur Les Royaumes du Nord, je vous invite à aller ici http://lesdreamdreamdunebouquineuse.blogspot.fr/2016/09/les-royaumes-du-nord-de-philip-pullman.html.

Le jeune Will, à la recherche de son père disparu depuis de longues années, est persuadé d’avoir tué un homme. Dans sa fuite, il franchit une brèche presque invisible qui lui permet de passer dans un monde parallèle. Là, à Cittàgazze, la ville au-delà de l’Aurore, il rencontre Lyra, l’héroïne des "Royaumes du Nord". Elle aussi cherche à rejoindre son père, elle aussi est investie d’une mission dont elle ne connaît pas encore toute l’importance. Ensemble, les deux enfants devront lutter contre les forces obscures du mal et, pour accomplir leur quête, pénétrer dans la mystérieuse tour des Anges…

Vous l’aurez tout de suite compris un nouveau personnage investit l’histoire ! Will. Ou plutôt William Parry. Alors qu’il pensait que sa mère avait toujours inventé toutes ces histoires à propos d’hommes qui la suivaient, il découvre après coup qu’elle n’était pas si loin. Il décide alors de la protéger en la laissant chez Mme Cooper mais lors de sa fuite in extremis, il tue un homme. Suivant son chat dans les rues, il aperçoit une étrange aspérité très bas sur le sol et voit son chat… disparaître ! Là juste sous ses yeux. Et tout comme Lyra l’avait fait à la fin du premier tome, il pénètre également dans un nouveau monde semblable et pourtant si différent du sien.

Cittàgazze est une ville tout ce qu’il y a de plus banale mais il n’y a personne, absolument personne, pas d’adulte, les maisons sont désertes, il n’y a aucune voitures dans la rue, et pourtant les frigos sont toujours pleins, les voitures rangées dans leur garage. Bizarre ? La raison leur sera révélée plus tard mais cette ville restera leur lieu de transit pendant un long moment leur laissant le temps de s’attirer tout plein d’ennui.
Quand Will apprend à Lyra qu’il vient d’Oxford elle s’empresse d’aller dans ce nouveau monde et de trouver ses érudits qui portent le nom de scientifiques aujourd’hui. Plusieurs mystères sur la Poussière seront levés et elle rencontrera le Docteur Malone spécialiste de la matière noire qui n’est rien d’autre que la Poussière de Lyra.

Ces deux points de vue sont également entrecoupés de ceux du Roi des ours, de Serafina Pekkala, du Dr Malone, de Mme Coulter, Lee Scoresby ou encore le fameux Docteur Grumman, vous vous souvenez, celui qui avait soi disant eu la tête décapité par les Tartares, cette même tête que Lord Asriel avait présentée aux Erudits du Jordan College...Ouhh le menteur !

Cela donne un roman beaucoup moins fermé, on a l’impression que Philip Pullman a décidé de faire mûrir sa plume après le premier tome, de lui donner plus de profondeur également puisqu’on en découvre un peu plus sur chaque personnage et sur l’univers qui les entoure.

Le personnage de Will est très intéressant il est à la fois semblable et différent de Lyra. La jeune fille est passionnée, assez crédule mais aussi très rusée. Will est le jeune homme plus violent, entêté, mais on le sent aussi profondément blessé, un enfant qui aurait grandi trop vite.
Lorsqu’il croise Lyra dans ce nouveau monde à moitié à l’état de sauvageonne (la pauvre, toute crasseuse et ne sachant pas faire à manger avec ces machines qu’elle ne connaît pas!), il la prend directement sous son aile. Au départ c’est vraiment lui le héros de l’histoire et Lyra se place davantage en position de personnage secondaire. D’ailleurs elle lui laisse le rôle de cheftaine qu’elle détenait par rapport aux enfants des rues d’Oxford. C’est lui qui la guide, lui qui la sauve in extremis de pas mal de situation, lui qui se retrouve blessé en voulant réparer ses bêtises. Il a le rôle du grand frère, celui qu’on ne peut pas atteindre avec des remarques idiotes, celui qui la protégera coûte que coûte. Ces deux personnages évoluent ensemble entre respect et amitié suscitant même l’admiration du lecteur (en tout cas la mienne) ! Ce tandem donne une toute autre dimension au roman, très plaisante, et on ne peut que sourire en les voyant évoluer l’un grâce à l’autre et vice versa.

Philip Pullman émerveille et impressionne par un univers toujours aussi unique et gigantesque.

Par contre, je pense que si j’ai pu lire à dix ans le premier tome le second est beaucoup plus complexe avec des mystères ésotériques, la reprise de quelques passages de la Bible etc. Cela ne m’étonne même pas que je l’ai abandonné en cours de route. Il faut tout de même passer un certain cap de maturité pour bien tout saisir de cette histoire peut-être même être adulte pour vraiment tout comprendre et tout suivre. De plus le début du second tome est très déstabilisant : un monde semblable au nôtre, sans daemon (oh mon petit Pantalaimon), sans magie… Difficile de croire que nous sommes dans la même histoire ! La suite permet de se remettre un peu dans le bain pour ensuite essayer de surnager à travers toutes les explications mystiques de notre cher Pullman.
J’ai lu les trois romans à la suite, peut-être aussi pour cela que ce brusque changement m’a mise un peu mal à l’aise mais je ne pense pas être la seule à l’avoir remarqué !



Le mot de la fin : En tout cas Pullman signe un deuxième tome haut en couleur et riche en émotion. Toute sa trilogie est un véritable coup de coeur !

lundi 5 septembre 2016

Les Royaumes du Nord de Philip Pullman, le premier tome d'une série coup de coeur !



À la Croisée des Mondes tome 1 : Les Royaumes du Nord de Philip Pullman




À la croisée des Mondes est une trilogie écrite par Philip Pullman parue aux éditions Gallimard Jeunesse pour la première fois en 1995. Je l’ai lue quand j’avais 12 ans, sous la forme d’un intégrale de 1024 pages (un sacré volume!). Il a connu une adaptation sur grand écran du premier tome mais qui n’a pas beaucoup fonctionné même si je le trouvais plutôt bien, pour ma part. L’idée d’une adaptation en série télévisée a été lancée par la BBC il y a peu, ce qui m’a donné envie de me replonger dedans. Il a bien pris la poussière et sent l’odeur des vieux livres ! Afin de ne pas délivrer toute l’intrigue à ceux qui ne l’aurait pas lue, je vais tout simplement faire une chronique par tome, ainsi qu’une autre pour les différentes adaptations. Vous pourrez toutes les retrouver sous le libellé Philip Pullman présent sur le bandeau à droite ou alors en bas de chaque chronique sous forme de liens hypertextes ! 

Bienvenue dans les Royaumes du Nord… Allez-y expirez, vous voyez la vapeur d’eau se former devant vous ?

Ce n’était pas une vie ordinaire pour une jeune fille de onze ans : Lyra vivait, en compagnie de son daemon Pantalaimon, parmi les Érudits de Jordan College, passant ses journées à courir dans les rues d’Oxford à la recherche éperdue d’aventures. Mais sa vie bascule le jour où elle entend parler d’une extraordinaire particule. D’une taille microscopique, la Poussière, que l’on trouve uniquement dans les vastes étendues glacées des Royaumes du Nord, est censée posséder le pouvoir de briser les frontières entre les mondes, un pouvoir qui suscite effroi et convoitises…
Jetée au coeur d’un terrible conflit, Lyra sera forcée d’accorder sa confiance aux gitans et à de terribles ours en armure. Et, lors de son périlleux voyage vers le Nord, elle devra découvrir pourquoi son propre destin semble étroitement lié à cette bataille sans merci où s’opposent des forces que nul ne l’avait préparée à affronter…

Lyra, orpheline, a grandi à l’intérieur du très réputé Jordan College. Son éducation, faite par les quelques érudits assez courageux pour lui faire cours, laisse à désirer et elle préfère de loin courir sur les toits, se bagarrer dans les rues d’Oxford ou encore… se retrouver dans des endroits où elle ne devrait pas être. Et finalement l’histoire commence comme cela, elle est au mauvais endroit au mauvais moment. Alors qu’elle se cachait dans le grand salon la voilà à observer son oncle montrer sa grande découverte aux érudits : la Poussière. Cette dernière, faite de minuscules particules, enveloppe l’homme et son daemon et s’envole vers le ciel. Qu’est-elle ? Que fait-elle ? Aucune idée. Mais c’est bien la Poussière la cause de cet immense conflit, de cette grande pagaille, dans lesquels se retrouve projetée Lyra Belacqua. Elle découvre dans le même temps que son ami des cuisines, Roger, s’est fait enlevé par les Enfourneurs, ces personnes dont on ne connaît pas le but mais qui enlève des enfants et leur daemon pour les emmener dans le Nord.

Faisons une petite aparté ici : les daemons (prononcé démons) sont des extensions de l’âme humaine, une partie de l’être. Ils prennent la forme d’animaux qui peuvent changer de race autant de fois qu’ils le veulent jusqu’à ce que leur humain ait atteint l’âge adulte, là, ils se stabilisent. C’est ainsi que Pantalaimon, le daemon de Lyra, change plusieurs fois de forme selon l’humeur de sa petite humaine ou selon les conditions environnantes. Alors que celui de Mme Coulter, cette femme aux multiples facettes que l’on aperçoit tout le long de la trilogie, possède un singe doré qui ne peut changer.

Revenons à nos moutons. Lyra se trouve autant d’alliés improbables que d’ennemis pour rejoindre Bolvangar, l’endroit où semble être enfermés tous les enfants et où un secret terrible l’y attend. Déterminée à secourir son ami elle n’hésite pas à défier gitans, ours en armure et sorcière pour parvenir à ses fins, aidée d’un mystérieux objet : l’aléthiomètre. Cette petite boussole, couverte de symboles, indéchiffrable à la plupart des gens, lui livre tous ses secrets et lui permet de trouver la vérité.

La voilà donc embarquée dans le grand nord, risquant le tout pour le tout pour sauver son ami Roger et découvrir sa destinée.

Le gros point positif de cette trilogie c’est bien son univers ! Les descriptions sont assez longues pour faire fonctionner notre imaginaire avec des éléments réels, très concrets, dont on peut se faire une idée facilement : Oxford, des Érudits en toge, des dirigeables, des gitans... Mine de rien ce sont autant de personnages et de lieux dont on a plus ou moins connaissance qui permettent de vraiment ancrer un personnage dans une réalité palpable ; ce qui est un point important pour la jeunesse !
Son autre gros plus : son héroïne. A la fois mature, et enfantine, naïve et adulte, crédule et rusée, elle vous fait à la fois rire et pleurer. Attachante, elle n’a pas la langue dans sa poche, et la maîtrise de son petit objet lui permet de déjouer ses adversaires. Et c’est comme cela, petite mais intelligente qu’elle se dressera devant le terrifiant roi des ours ! -entre autre-

Le mot de la fin : Du fantastique, du steampunk et un peu de monde parallèle mais chut, je ne vous en dis pas plus !

Alors, pour la suite de cette petite chronique, n’hésitez pas à cliquer sur le libellé « Philip Pullman » ou bien tout simplement à revenir à l’accueil. (pour l'instant cette seule chronique a été postée). Pour ceux qui n’en auraient pas envie, d’autres petites chroniques vous attendent avec impatience !




« — Alors, tu es contente ? On peut s’en aller maintenant ? murmura t-il.
 Ne dis pas de bêtises ! J’ai envie d’en profiter ! »

(Premier chapitre, lorsque Lyra parle avec son daemon)